Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    La production de «Fredy» réplique à son comédien démissionnaire

    2 novembre 2016 |Marie-Michèle Sioui | Théâtre
    Six mois après la fin d’une série de 21 représentations à guichets fermés de «Fredy», l’équipe derrière la production chercherait à vendre les droits de l’oeuvre à l’étranger.
    Photo: La compagnie porte-parole Six mois après la fin d’une série de 21 représentations à guichets fermés de «Fredy», l’équipe derrière la production chercherait à vendre les droits de l’oeuvre à l’étranger.

    La dramaturge Annabel Soutar défend sa pièce Fredy, inspirée de la mort de Fredy Villanueva, tombé sous les balles d’un policier en août 2008 : dans une réplique au comédien Ricardo Lamour, elle se défend d’avoir créé une oeuvre assimilable à de l’appropriation culturelle.

     

    « Mon équipe et moi reconnaissons […] que la relation de Ricardo à l’histoire de la mort de Fredy Villanueva et à sa famille n’est pas la même que la nôtre », a-t-elle écrit dans un court texte diffusé mardi.

     

    Annabel Soutar a auparavant souligné la contribution de Ricardo Lamour, un proche de la famille Villanueva, à son oeuvre. Elle réagissait ainsi à un billet du comédien, qui s’est dissocié la semaine dernière de la production, notamment parce que ses créateurs l’ont mise sur pied sans le consentement de Lilian Madrid Villanueva, la mère de Fredy Villanueva.

     

    « [Ricardo Lamour] est, d’abord et avant tout, un militant inspirant pour la justice sociale. S’agissant de l’héritage de Fredy Villanueva, son plaidoyer vise à démontrer que Fredy est mort de façon injustifiable sous les balles d’un policier de Montréal le 9 août 2008, a écrit Annabel Soutar. Compte tenu de sa position, je comprends et je respecte sa décision de se retirer des prochaines représentations de la pièce Fredy puisque l’objectif de la pièce diffère de celui qu’il poursuit. »

     

    Alimenter, et non diriger, les discussions

     

    La dramaturge et productrice, qui dit souhaiter offrir un « portrait nuancé » des événements entourant la mort de Fredy Villanueva, a également annoncé son intention de poursuivre ses démarches afin que la pièce soit à nouveau présentée. Six mois après la fin d’une série de 21 représentations à guichets fermés de Fredy, l’équipe derrière la production chercherait à vendre les droits de l’oeuvre à l’étranger.

     

    La pièce, mise sur pied par la compagnie de théâtre Porte Parole et mise en scène par Marc Beaupré, sert surtout à alimenter les discussions et à confronter les opinions sans orienter « explicitement » l’interprétation des faits par le public, a fait valoir Annabel Soutar. Cette dernière a par ailleurs dit comprendre et respecter les opinions de la mère de Fredy Villanueva, mais elle s’est défendue d’avoir voulu monter une pièce de théâtre de type « hommage ».

     

    « Je n’ai jamais présumé non plus que la pièce pourrait véritablement exprimer l’insoutenable douleur ressentie par Lilian et sa famille face à la mort de Fredy, a soutenu Annabel Soutar. Nous souhaitons que plus de gens sachent comment Fredy Villanueva est mort et que les gens penseront et parleront de lui et de sa famille avec plus de tolérance, d’intelligence et de compassion », a-t-elle aussi écrit, pour préciser ses intentions.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires

    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.