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    Théâtre

    Tentacules sur le territoire

    Le collectif saguenéen Les Poulpes part dix jours en train pour aborder la jonction entre art et territoire

    16 juin 2015 |Fabien Deglise | Théâtre
    Les trois Poulpes, prêtes pour le départ de leur Projet Convoi, qui sillonnera le Québec, les Maritimes et une partie de l’Ontario.
    Photo: Collectif Les Poulpes Les trois Poulpes, prêtes pour le départ de leur Projet Convoi, qui sillonnera le Québec, les Maritimes et une partie de l’Ontario.

    En voiture, s’il vous plaît ! À partir de ce matin, le collectif artistique Les Poulpes, originaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, va tenter une aventure artistique sur rail atypique : prendre le train pour laisser le territoire nourrir leur création en chant, en théâtre, en installation artistique, en vidéo…

     

    Le projet a été baptisé Projet Convoi. Entre Jonquière et Halifax, en passant par Montréal, Rivière-du-Loup et Ottawa, il vise à remettre en question, par l’intervention multi-artistique, les notions de déplacement, de sédentarité, d’échanges interrégionaux, mais également l’attachement à un espace géographique qui peut être divisé par une logique administrative, certes, tout en étant uni par les humains qui y vivent.

     

    « On avait envie de parcourir le territoire », lance à l’autre bout du fil Élaine Juteau, membre du trio très féminin qui forme Les Poulpes. Le Devoir lui a parlé lundi à quelques heures du départ fixé à 7 h 30 à Jonquière mardi matin. « Avec Projet Convoi, on veut montrer que l’art qui s’exprime dans les régions n’est pas condamné à le faire en vase clos. Il peut voyager pour se rendre dans d’autres régions et peut aller dans ces mêmes régions trouver de nouvelles formes d’inspiration avant de revenir à son point de départ ».

     

    Voir du pays

     

    C’est un peu de la « ferrovipathie » vécue de l’intérieur. Pendant dix jours, le trio va parcourir le territoire du Québec, des Maritimes et un peu de l’Ontario à la découverte de l’ailleurs proche et de l’autre. À chaque escale, Les Poulpes vont proposer des interventions artistiques improvisées, alimentées par les aléas du voyage tout comme par des objets que des groupes d’artistes ou organismes culturels, préalablement contactés, vont leur confier sur le parcours.

     

    « Nous avons posé les balises de ce projet au départ, dit Anick Martel, autre membre du trio, mais nous partons surtout à la rencontre de l’inconnu, ce qui fait de cette expérience quelque chose de très excitant ».

     

    Durant les dix jours en train, ajoute la troisième de ces poulpes, Andrée-Anne Giguère, des fragments vidéo de cette expérience créative en mouvement vont être dévoilés sur le site Web du collectif (lespoulpes.com). Au final, le groupe d’artistes souhaite également produire une série de courts documentaires qui pourrait bien, par la suite, placer le trio d’artistes sur d’autres rails.













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