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À voir à la télévision le lundi 13 octobre - L'Éclectique

Caroline Montpetit   11 octobre 2003  Théâtre
Il a été écrivain, peintre, cinéaste, ami de Stravinsky, de Picasso. On l'a qualifié de mondain. Il a dit, en boutade, qu'un poète est un homme invisible et qu'un anneau divin l'avait par inadvertance rendu visible.

Pour célébrer le 40e anniversaire de la mort de Cocteau, TV5 présente ce soir deux documentaires portant sur ce surdoué touche-à-tout, respectivement Cocteau et cie, à 19h30, et Jean Cocteau, autoportrait d'un inconnu, à 20h30. Des deux, cependant, c'est le deuxième, signé en 1983 par Edgardo Cozarinsky, qui est de loin le plus intéressant.

Bien que Cocteau se définisse, à travers toute forme d'art, comme un poète d'abord et avant tout, c'est surtout le peintre, qui transformait les chapelles, et le cinéaste, qui traversait les miroirs, que l'on abordera dans cette oeuvre. Cocteau procède aussi à toute une déclinaison de personnages célèbres qu'il a fréquentés assidûment et qui l'ont, à leur tour, profondément influencé.

Parmi ceux-ci, on rencontre le critique et imprésario Diaghilev, des Ballets russes, ainsi que le danseur Nijinski, qui s'y produisait. On rencontre Radiguet, mort à vingt ans, mais que Cocteau considérait comme son fils. «Picasso m'a appris à courir plus vite que la beauté», dit Cocteau, dont certains ont par ailleurs récusé le modernisme à tout prix.

Le documentaire aborde également la fascination de l'artiste pour la mythologie, lui dont l'oeuvre s'inspira abondamment des mythes d'Orphée et d'OEdipe.

L' histoire, dit Cocteau, est faite de vérités qui deviennent à la longue des mensonges, tandis que la mythologie, qu'il préfère, est faite de mensonges qui deviennent à la longue des vérités.

Devant l'étalage de cet éclectisme luxuriant, on demeure étourdi mais ému, avec l'impression d'avoir assisté à un tournant irrémédiable de l'histoire de l'art.

Jean Cocteau

TV5, 19h30
 
 
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