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Chant du cygne et cri de liberté

11 mai 2013 | Odile Tremblay | Théâtre
On aime bien le Café Cleopatra. Bar, club, cabaret pour drag queens en costumes extravagants. Sur Saint-Laurent, près de René-Lévesque, il garde la mémoire de l’ancien Red Light qui s’ennuie des copains disparus. Son propriétaire s’était battu pour sa survie contre des promoteurs du Quartier des spectacles, façon David contre Goliath. Les touristes visitent l’endroit avec un oeil égrillard. Les Montréalais aussi. À titre de survivance historique du Montréal rouge - en fait, le chic cabaret n’a été fondé qu’en 1975 -, on peut s’y encanailler sans déchoir, songent-ils. Même les bonzes de la scène culturelle se le réapproprient. L’âme de la vieille Main s’est posée là et n’en décolle plus.
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