Chant du cygne et cri de liberté
On aime bien le Café Cleopatra. Bar, club, cabaret pour drag queens en costumes extravagants. Sur Saint-Laurent, près de René-Lévesque, il garde la mémoire de l’ancien Red Light qui s’ennuie des copains disparus. Son propriétaire s’était battu pour sa survie contre des promoteurs du Quartier des spectacles, façon David contre Goliath. Les touristes visitent l’endroit avec un oeil égrillard. Les Montréalais aussi. À titre de survivance historique du Montréal rouge - en fait, le chic cabaret n’a été fondé qu’en 1975 -, on peut s’y encanailler sans déchoir, songent-ils. Même les bonzes de la scène culturelle se le réapproprient. L’âme de la vieille Main s’est posée là et n’en décolle plus.
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
Je suis déjà abonné
Se connecter
Je suis abonné papier mais je n'ai pas encore de profil.
Créez un profil lié à votre abonnement.
Créez un profil lié à votre abonnement.
Vous pouvez également acheter cet article.







