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    Un inestimable pont entre soi et l’autre au Carrefour international de théâtre

    19 avril 2013 |Sylvie Nicolas | Théâtre
    Parmi les spectacles venus d’ailleurs, on attend avec ferveur (un soir seulement) Un ennemi du peuple d’Ibsen dans la très actuelle relecture qu’en fait Thomas Ostermeier de la Schaubühne de Berlin.
    Photo: Arno Declair Parmi les spectacles venus d’ailleurs, on attend avec ferveur (un soir seulement) Un ennemi du peuple d’Ibsen dans la très actuelle relecture qu’en fait Thomas Ostermeier de la Schaubühne de Berlin.

    Québec — Une douce agitation animait le Studio P mercredi, à quelques minutes du dévoilement de la programmation du 14e Carrefour international de théâtre, qui roulera du 21 mai au 8 juin. Cette année, ce pont jeté entre soi et l’autre fera en quelque sorte l’éloge de la différence, qu’elle soit identitaire, géographique, culturelle, esthétique, politique ou sociale.


    Parmi les spectacles venus d’ailleurs, on attend avec ferveur (un soir seulement) Un ennemi du peuple d’Ibsen dans la très actuelle relecture qu’en fait Thomas Ostermeier de la Schaubühne de Berlin ; La grande et fabuleuse histoire du commerce du très singulier créateur Joël Pommerat (Paris), C’est du chinois d’Édit Kaltor (Amsterdam), un étrange « biscuit de fortune » où une fausse famille de vrais Chinois transforme une leçon de mandarin en récit de vie. Avec Ganesh Versus the Third Reich, le Back to Back Theatre (Melbourne) explore les limites du jeu et l’abus de pouvoir. Et attendu aussi, le texte II (deux) de Mansel Robinson (Ottawa), dans une mise en scène de Geneviève Pineault, nous plonge dans l’insidieuse peur de l’autre au sein même d’un couple, formé d’un policier (Jean-Marc Dalpé) et de son épouse musulmane (Queen Ka).


    Cette année, on met l’accent sur les créateurs de la ville. C’est dans la tour Martello du Faubourg Saint-Jean-Baptiste que Les Écornifleuses joueront Les reines de Normand Chaurette dans une mise en scène de Frédéric Dubois. Alexandre Fecteau, qui nous a plus d’une fois réjouis, nous revient avec le NoShow, qui remet en question les conditions matérielles qui incombent aux artistes de la relève. L’homme atlantique (et La maladie de la mort) de Marguerite Duras, sous la direction de Christian Lapointe, s’avère prometteur, et la Danse de garçons, qui met en scène des acteurs (non danseurs) explorant l’espace, le rythme, le corps et la danse sous la direction de Karine Ledoyen et le regard de Daniel Danis, pourrait en étonner plus d’un.


    Une nouvelle mouture du phénoménal et très couru Où tu vas quand tu dors en marchant, chantiers, lectures et laboratoires, qui n’a de cesse de soulever ce qui mijote dans la tête des jeunes créateurs, s’ajoute aux ponts jetés entre soi et l’autre.


    Le théâtre n’a rien de magique, comme le dit Marie Gignac, directrice artistique du Carrefour, mais « si la magie du théâtre opère, c’est par sa quête et son pouvoir de transformation ». Beaucoup d’entre nous le croient fermement.


     

    Collaboratrice













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