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Théâtre - Cherchez la femme

9 avril 2013 | Marie Labrecque | Théâtre
Le comédien Diego Dalla Via possède la candeur et l’expressivité nécessaires pour porter ce récit allumé par un romantisme plus grand que nature.
Photo : Marie-Claude Hamel Le comédien Diego Dalla Via possède la candeur et l’expressivité nécessaires pour porter ce récit allumé par un romantisme plus grand que nature.

Signor Smytchkov

Texte : Pierre-Yves Lemieux, d’après Tchekhov. Traduction : Catherine Paré. Mise en scène : Luce Pelletier. À la Casa d’Italia jusqu’au 14 avril.

Le Théâtre de l’Opsis avait déjà présenté, en l’an 2000, cette adaptation libre d’une nouvelle de Tchekhov, Le roman de la contrebasse. À l’occasion de son cycle consacré à l’Italie, le bref soliloque fut traduit dans la langue de Pirandello et montré cet hiver en Vénitie. Cette version italienne - sous-titrée en français - du texte russo-québécois vient faire un bref tour dans le Montréal transalpin, à la Casa d’Italia, rue Jean-Talon.


Sofia, la femme bien-aimée de M. Smytchkov, l’a quitté pour un autre musicien. Depuis, le malheureux a perdu son emploi de contrebassiste dans l’orchestre local, sa maison, sa raison de vivre, et peut-être bien sa raison tout court. Un jour, il revoit celle qu’il est incapable d’oublier sur la rive d’une rivière, en costume d’Ève, après qu’on lui ait dérobé ses vêtements. Il pense à un moyen ingénieux pour la cacher et la transporter…


Gonflant le conte en un monologue d’une heure, Pierre-Yves Lemieux a fait de ce très bref récit une histoire d’obsession amoureuse, de quête éternelle d’un idéal. Jolie variation douce-amère sur la passion, avec des digressions et une allusion apparente à une autre nouvelle tchekhovienne (La dame au petit chien), pétrie d’une poésie simple, d’un humour plutôt naïf. Mais dont émergent de plaisantes images : on dit ainsi de Smytchkov qu’il « pénélope » pour signifier qu’il attend sans relâche la disparue…


Un spectacle dépouillé, dans un enrobage scénique minimal - mais installé dans une salle sans charme qui ne paraît pas des mieux adaptées pour recevoir un spectacle intimiste. Le narrateur y est seul en scène avec un étui de contrebasse. Seuls quelques effets sonores et une musique de Roberto Di Fresco (plutôt générique, fleur bleue, quant à moi) accompagnent le texte.


Le comédien Diego Dalla Via possède par contre la candeur et l’expressivité nécessaires pour porter ce récit allumé par un romantisme plus grand que nature. Ajoutons le plaisir auditif d’entendre cette saveur italienne, déjà si théâtrale…


Malheureusement, le soir de la première, les ratés du système de surtitres, défilant à un rythme erratique, empêchaient de goûter pleinement le texte. Espérons que le problème sera réglé pour les dernières représentations, cette semaine.


 

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