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    Festival du jamais lu - Deux fois Bang!

    27 novembre 2012 |Sylvie Nicolas | Théâtre

    Bang !

    La deuxième édition du Festival du Jamais Lu à Québec a été présentée au Bar-Coop L’AgitéE et au théâtre Périscope du 22 au 24 novembre.

    L’an dernier, Québec vivait une première édition enflammée du Festival du Jamais Lu. Cette année, Anne-Marie Olivier et Marcelle Dubois, les codirectrices artistiques, ont raison de jubiler. La deuxième édition, qui s’est terminée samedi, est vigoureuse, elle passe de deux à trois jours de programmation, s’adjoint la complicité du Périscope pour la codiffusion, et enfonce ses racines au coeur de la cité.

    Le coup d’envoi du festival demeure le même : une table ronde animée par Marcelle Dubois dont la réflexion, cette année, porte sur le politique et l’écriture. « Le théâtre, ici à Québec et au Québec, est-il en phase avec son époque, avec les préoccupations de ses concitoyens ? » Rien d’anodin. À l’heure du consumérisme, de la toujours grandissante clientélisation et de l’art perçu comme une industrie, la question se pose plus que jamais. Surtout pour les amoureux de cet art du vivant qu’est le théâtre.


    Un premier bonheur, celui de se retrouver à L’AgitéE, de sentir le grondement sourd de toutes les fébrilités, l’agitation ambiante qui, soudain, retrouve son silence pour laisser monter le souffle des mots, la langue dans toute sa brutalité, sa ferveur et ses tremblements.

     

    L’accélérateur de particules


    Parmi mes coups de tendresse, les oeuvres en cours d’écriture. L’édition 2012 lève un premier voile sur ce que couvent quatre dramaturges vifs et singuliers. Jusqu’à Troie, cabaret tragique de Maxime Robin, un heureux amalgame où la tragédie et l’intime croisent leurs reflets dans le même miroir ; Hors Champ d’Amélie Bergeron, une mordante « chickwhip » et son coulis de regard de l’autre sur soi ; Chaplin et moi qu’on oublie, une ruée vers l’art de la Sainte Colère signée Hélène Robitaille et Amour de Thomas Gionet, un tracé des sillons cicatriciels du vivre.


    Vendredi soir, Scalpées d’Anne-Marie Olivier, mis en lecture par Véronique Côté (prévu sur la scène de la Bordée dans quelques mois) et L’gros show de Lucien Ratio (qui lève le couvercle de la radio-poubelle) complètent le volet Les Intégrales. Le thème de ce deuxième festival - C’est quoi notre problème ? - boucle toutes les boucles le samedi soir lors du cabaret de clôture présenté au Périscope et orchestré par Patric Saucier.


    La formule est simple et diablement efficace, sans prétention, riche de tout ce qui fait que la vie, l’écriture et le théâtre sont indissociables. On lui souhaite longue et vibrante vie.

     

    Collaboratrice













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