Théâtre - Le bonheur est dans la célébrité
Anonymat rime-t-il avec médiocrité? Pourquoi un comédien passera-t-il devant les autres au restaurant, au garage ou, pire, à l'hôpital, alors que dans la file se trouve un professeur, une infirmière et un couple d'universitaires, vêtus comme de pauvres hères parce qu'ils ont fait le choix de travailler dans le milieu communautaire? En faisant, à chaque heure qui passe, de nouvelles vedettes adulées à partir de parfaits insignifiants, la société occidentale contemporaine a complètement dénaturé le principe du star-système. La majorité ne rêve plus en admirant quelques exceptionnels élus, la masse envahit l'aire médiatisée et ceux qui restent dans l'ombre, plutôt que de s'identifier tout simplement au «vrai monde», à la majorité, au «monde ordinaire» qui n'existe pratiquement plus puisque chacun s'affaire à jouer les stars, se considère fatalement comme des perdants. Reynald Robinson, dans Blue bayou..., met en scène trois de ces perdants qui cherchent désespérément un public pour leur permettre de s'aimer eux-mêmes, de ne pas se mépriser pour leur anonymat.
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
- Si vous êtes abonné, authentifiez-vous avec le formulaire au haut de la page.
- Si vous êtes abonné mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
- Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
- Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

