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    Théâtre - Les beaux rendez-vous du Carrefour

    12 juin 2012 |Sylvie Nicolas | Théâtre

    Chantiers/constructions artistiques

    Une initiative de la compagnie tectoniK, présentée en collaboration avec Premier Acte, Première Ovation et le Carrefour international de théâtre

    Difficile d’imaginer le Carrefour international sans ces Chantiers/constructions artistiques qui s’offrent en toute simplicité au public. Oeuvres en lecture, explorations, spectacles, l’initiative de tectoniK réunissait cette année neuf propositions qui donnent le pouls de ce qui anime et attise le feu de la création.

    Il y avait foule à la piscine du Centre Lucien-Borne, sandales aux pattes, pour assister à ce Bain de merZ éclaboussant, résultat d’un collage de textes du poète et plasticien allemand Kurt Schwitters. Mis en piscine et en scène par Philippe Savard, du Club pour l’Amélioration de la Culture (CAC), le Bain de merZ n’est pas sans rappeler les Exercices de Queneau ou le Théâtre de Chambre de Tardieu. Savard et ses acteurs ont soulevé une vague d’ondes merZiennes follement rafraîchissantes. L’immersion merZienne se poursuivra sur la scène de Premier Acte avec MerZsona TE dans sa programmation 2013.


    On a beau être méfiant face aux démarches théâtrales qui empruntent au documentaire, on se doit d’avouer que le collectif Nous sommes ici parvient invariablement à abattre toutes résistances et à fouetter. Hôtel-Dieu, dans un temps restreint, avec sa distribution de non-acteurs, son propos risqué (maladie dégénérative, soins palliatifs, souffrance et mort) prouve une fois de plus qu’Alexandre Fecteau est doté d’un talent et d’une vision hors du commun. Scalpée d’Anne-Marie Olivier, prévue en 2013 à La Bordée, nous a permis de palper la genèse du travail de création et d’assister à l’incarnation des personnages de l’oeuvre en chantier. Une gardienne de prison, un fils dépossédé de sa filiation autochtone, une chercheuse-professeure universitaire, qui voient en chaque être, ici et ailleurs, un frère, une soeur qui meurent dans les fosses ou dans les grandes surfaces des multinationales. La barbarie, celle du monde, celle qui décime et laisse impuissant devant son propre visage.


    Des explorations prometteuses, des présences généreuses. Le plus désolant demeure de ne pouvoir les couvrir toutes.













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