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    Transmission, identité, mémoire

    Un Carrefour international de théâtre au coeur des préoccupations humaines

    20 avril 2012 |Sylvie Nicolas | Théâtre
    Québec — Le Carrefour international de théâtre propose, du 24 mai au 10 juin, une 13e édition qui allie intime et universel, poétique et politique, Antiquité et urbanité. C'est une programmation prometteuse que livrait la directrice artistique, Marie Gignac, une programmation vigoureuse, grave et tendre, teintée d'humour, dont le fil conducteur est la transmission.

    Une transmission qui repousse les limites de la représentation si on songe à Beauté, chaleur et mort de Nini Bélanger et Pascal Brullemans, qui, sur scène comme dans la vie, forment ce duo éprouvé par la perte d'un enfant, une transmission coup-de-poing dans le cas de L'affiche de Philippe Ducros, qui explore le conflit israélo-palestinien, et toute filiale avec El viento en un violin, de Timbre 4, qui s'inscrit au coeur de la famille déjantée reconstituée.

    Mais transmettre, c'est aussi redonner ce que nous sommes comme société et, en ce sens, Rick Miller: vendu déboulonnera ce qui fait de nous des consommateurs à la conscience élastique, alors que le Théâtre du Niveau Parking nous donnera à vivre la loufoque Angoisse cosmique le jour où Brad Pitt fut atteint de paranoïa, du dramaturge danois Christian Lolike.

    Fidèle à son ouverture sur le monde, le Carrefour offre au public de Québec l'occasion de découvrir Traces des 7 doigts de la main, qui a déjà conquis les scènes montréalaises et étrangères, et Léo, une déroutante prestation sans paroles qui s'annonce marquante avec le Berlinois Tobias Wagner dans une mise en scène de Daniel Brière.

    Les fervents de Wajdi Mouawad renoueront avec son travail, et cela, de multiples façons: le 6 juin, il partagera la scène avec Jane Birkin dans La sentinelle, un texte poétique de son cru. Suivra Seuls, spectacle solo où l'artiste rend hommage à Robert Lepage et fait écho à son oeuvre. Finalement, c'est en intégralité que son cycle Des femmes: Les trachiniennes, Antigone et Électre, trois illustres tragédies de Sophocle, viendra souligner la clôture de cette 13e édition.

    Chantiers, laboratoires, lectures, tables rondes et conférences ajoutent à la richesse de la proposition. Les héros de l'ombre, une exposition photo dans les rues de la ville, s'ajoute en contrepoint à l'Angoisse cosmique et Où tu vas quand tu dors en marchant...2 saura, une fois de plus, combler les attentes.

    Un Carrefour 2012 où mémoire et silence, corps et langages marquent le pas entre la rue et la planète.

    ***
    Collaboratrice du Devoir












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