Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Théâtre jeunesse - Féérique imaginaire

26 novembre 2011 | Etienne Plamondon Emond | Théâtre
Onirique, classique ou mythologique, mais toujours magique. Les contes initiatiques que proposent les pièces de théâtre du temps des Fêtes manient les mots, les marionnettes, les éclairages et les ombres pour faire écarquiller les yeux des tout-petits et des moins jeunes. Et, à chaque détour, une imagination débridée réussit toujours à surprendre.

Avec Wigwam, la Maison théâtre propose de marcher sur les pas de Nanabush dans son voyage au milieu des étendues de neige et des vents d'hiver. Accompagnant son frère et sa soeur dans une expédition de chasse avec l'ordre de ne pas quitter le wigwam, Nanabush rencontre un carcajou qui l'aidera à surmonter ses peurs et à apprivoiser cette nouvelle réalité qui lui est mystérieuse. Écrit et mis en scène par Jean-Frédéric Messier, ce conte s'inspire d'une multitude de mythes autochtones du nord de l'Amérique, «du folklore inuit de l'Arctique jusqu'aux esprits hopis du désert de l'Arizona, en passant par les légendes iroquoises de l'est du Canada», comme le précise l'auteur dans son texte de présentation. Cette création du Théâtre des confettis, portée par les comédiens Caroline Sheehy, Edith Paquet et Dave Jenniss, se veut un hommage aux cultures amérindiennes. L'imaginaire y prend sa source, mais aussi l'omniprésente musique, qui enrobe le tout de chansons en innu composées par la Montagnaise Kathia Rock. «Un spectacle qui s'adresse aux sens», résume Jean-Frédéric Messier. Les sons, mais aussi les images, les éclairages et les jeux d'ombre, avec leur petit côté mystique, en mettent plein la vue. Cette pièce a reçu le Prix de la critique et le Masque des Enfants terribles en 2005. Destiné aux 4 à 8 ans. 514-288-7211 ou www.maisontheatre.com. Du 1er au 30 décembre.

À la Place des Arts, on pose la rampe de lancement pour un autre voyage initiatique, celui-ci plus onirique que mythologique: Alice au pays des merveilles. Le Théâtre Tout à trac nous offre sur scène une relecture de ce classique littéraire disjoncté, écrit par un certain Lewis Carroll, qui s'amusait bien avec la logique. Pour seul décor, une bibliothèque voit bondir de ses rayons les personnages insolites et déjantés que sont Humpty Dumpty, le ver à soie philosophe, le chat du Cheshire ainsi que, et non le moindre, le lapin blanc qui entraîne Alice dans cet univers fantastique et déroutant. Poursuivant une longue et populaire tournée, cette adaptation célébrera son 300e spectacle le 29 décembre prochain. Pour l'occasion, lors de la représentation prévue à 15h en cette journée, les spectateurs seront invités à se costumer et à ensuite prendre le thé avec les comédiens. Un clin d'oeil festif aux habitudes du chapelier fou. Du 27 au 30 décembre. Billetterie de la Place des Arts: 514-842-2112 ou 1-866-842-2112 laplacedesarts.com ou pdajunior.com.

À Québec, le périple se veut insolite et écologique. Au théâtre Les Gros Becs, la pièce Sur 3 pattes met en scène une caméra vidéo qui s'anime après qu'un écureuil la déterre d'un dépotoir. Déposée sur un trépied qui lui permet de marcher, sa lentille se braque sur la nature qui l'entoure, scrutant à chaque détour les insectes, les oiseaux et les animaux. Coécrite et mise en scène par le désopilant Simon Boudreault, cette création du Théâtre de l'Oeil pose un regard sur les cycles de la vie, dont celui qui renaît après les rigueurs de l'hiver. La magie s'opère durant près de 60 minutes avec des marionnettes et des effets visuels qui nous transportent dans une forêt fourmillante et foisonnante à la faune colorée, presque burlesque. Dès 4 ans. Du 6 au 22 décembre pour les groupes scolaires et les 11 et 18 décembre pour le grand public. Information et réservation: 418-522-7880, poste 1, ou www.lesgrosbecs.qc.ca.

Au théâtre Outremont, tout passera par les mots. Le dimanche 11 décembre, le conteur Jocelyn Bérubé nous offre Le déconte de Noël, un spectacle de 75 minutes où il interprète un personnage qui revient à son village d'origine, n'y trouvant qu'une girouette en forme d'homme sciant une bûche. S'ensuivent une suite d'histoires narrées à l'aide d'objets sortis de la bûche, dont un petit violon. La semaine précédente, le 4 décembre, les mêmes planches auront été foulées par les sketchs de Boo!, un spectacle en première montréalaise qui réunit cinq courtes oeuvres poétiques. Le deux spectacles s'adressent à des jeunes de cinq ans ou plus. 514-495-9944.

La populaire pièce Pain d'épice a commencé sa nouvelle fournée au Studio-théâtre de L'Illusion depuis le 15 novembre, et ce, jusqu'au 18 décembre. Un succès qui ne se dément pas, d'année en année, et qui jouera bientôt devant son 10 000e spectateur. Claire Voisard reprend le rôle de la pâtissière qui accueille les enfants de 2 à 6 ans dans sa cuisine. Le scénario est sucré comme un mélange de gingembre, de cannelle et de mélasse de Barbade: un biscuit à la forme humanoïde qu'elle prépare prend vie et s'échappe par la fenêtre. Le théâtre de marionnettes lui donne ses premiers pas, l'ombre et la lumière prennent le relais pour illustrer le parcours mouvementé du dessert à l'extérieur de la maison.

Pour les réservations: 514-523-1303 ou billetterie@illusiontheatre.com.

***

Collaborateur du Devoir
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel