Le Petit Chaplin menacé
Les coupes du gouvernement Charest remettent en question l'existence de la seule compagnie d'ici vouée à la vulgarisation scientifique
9 juillet 2003
Théâtre
Raymond Pollender est sur les dents. Le directeur du théâtre Le Petit Chaplin, qui s'installait l'an dernier dans l'auditorium du Jardin botanique avec Encore une lettre du bout du monde — une production qui sensibilisait les enfants à l'anthropologie — puis avec La Chambre qui abordait ce printemps l'univers de la microbiologie (voir Le Devoir du 7 mai dernier), Pollender donc voit l'existence de sa petite compagnie fortement menacée par les coupes du gouvernement Charest touchant le secteur des loisirs et de la culture scientifiques. «Nous sommes au bord de la catastrophe, explique-t-il au téléphone. Con-trairement à ce qu'il a toujours dit, ce gouvernement se désolidarise de la culture scientifique: nous sommes loin d'être les seuls à être touchés!»
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