Théâtre jeunes publics - Cuvée exceptionnelle
À retenir
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Les Zurbains 2010
- Textes: Caleb Guthrie, Alex Carignan, David Le Quéré, Alex Viens et Cleo Beland.
- Mise en scène: Monique Gosselin avec toute l'équipe du Clou.
- Une production du Théâtre Le Clou présentée à la salle Fred-Barry jusqu'au 14 mai.
- Tout public à compter de 14 ans.
Chaque année, avec l'arrivée des premiers festivals, les Zurbains reviennent comme une bouffée d'air frais pour souligner que tout est loin d'être perdu. Le spectacle que présente Le Clou est une sorte d'iceberg, on le sait; les cinq textes des Zurbains sont écrits par des étudiants du secondaire — ils viennent cette année de Montréal (2), Gatineau, Victoriaville et Toronto — avec lesquels travaillent une foule de bénévoles dramaturges et metteurs en scène dont on ne parle presque jamais dans les journaux. Et c'est quand on voit la qualité générale de l'ensemble que chaque fois, on se remet à croire que tout est possible, même le meilleur.
Cinq textes donc, dont un découpé en petits morceaux intercalés entre les quatre autres, comme la metteure en scène Monique Gosselin a pris l'habitude de le faire: celui d'un homme qui tombe d'un avion d'Air Canada qui vient d'exploser au-dessus de Toronto (Préparez-vous pour l'atterrissage). Le tout sur le registre tragicomique, comme le sont les ados et comme l'est la vraie vie avec ses bouts ridiculement drôles et les autres tellement heavy qu'on ose à peine en parler. Sur le mode du conte urbain, bien sûr, avec des comédiens exceptionnels qui savent rendre leur personnage touchant et dans un environnement scénographique englobant chacune des histoires que l'on vient nous raconter là.
On retrouve encore ici des thèmes qui sont chers à ces êtres parfois démesurés que sont les adolescents: le rejet (Scout un jour, scout toujours), le «fuck all!» (Would You Rather), la solitude et la fuite dans le virtuel (Level 18). Mais le texte le plus troublant, Pourrie sale d'Alex Viens, porté par l'excellente Marie-Ève Trudel, révèle une sensibilité d'auteur tellement étonnante que l'on souhaite réentendre au plus vite la voix de ce jeune homme. En fait, on vous souhaite tout simplement de réussir à vous dégager du temps de façon à assister, vous aussi, à ce rendez-vous exceptionnel.
Cinq textes donc, dont un découpé en petits morceaux intercalés entre les quatre autres, comme la metteure en scène Monique Gosselin a pris l'habitude de le faire: celui d'un homme qui tombe d'un avion d'Air Canada qui vient d'exploser au-dessus de Toronto (Préparez-vous pour l'atterrissage). Le tout sur le registre tragicomique, comme le sont les ados et comme l'est la vraie vie avec ses bouts ridiculement drôles et les autres tellement heavy qu'on ose à peine en parler. Sur le mode du conte urbain, bien sûr, avec des comédiens exceptionnels qui savent rendre leur personnage touchant et dans un environnement scénographique englobant chacune des histoires que l'on vient nous raconter là.
On retrouve encore ici des thèmes qui sont chers à ces êtres parfois démesurés que sont les adolescents: le rejet (Scout un jour, scout toujours), le «fuck all!» (Would You Rather), la solitude et la fuite dans le virtuel (Level 18). Mais le texte le plus troublant, Pourrie sale d'Alex Viens, porté par l'excellente Marie-Ève Trudel, révèle une sensibilité d'auteur tellement étonnante que l'on souhaite réentendre au plus vite la voix de ce jeune homme. En fait, on vous souhaite tout simplement de réussir à vous dégager du temps de façon à assister, vous aussi, à ce rendez-vous exceptionnel.
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