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    Carrefour international de théâtre de Québec - Un métissage de coeur, de langages et de sens

    9 avril 2010 |Sylvie Nicolas | Théâtre
    La pièce Éloge du poil, de la Comagnie Bal, déboulonne les clichés de la féminité et du cirque.
    Photo: Christophe Raynaud de Lage La pièce Éloge du poil, de la Comagnie Bal, déboulonne les clichés de la féminité et du cirque.
    Pour sa onzième édition, le Carrefour international de théâtre, qui se tiendra du 25 mai au 12 juin prochain, tire le fil entre l'intime et le politique, le local et l'universel, l'antique et le moderne en réaffirmant que ce qui coule dans les veines de ceux qui font le théâtre est un seul et même sang.

    L'ouverture se fera avec les Belles-Soeurs de Tremblay, dans une relecture — plus près de Brecht que de Broadway — signée René Richard Cyr et mise en musique par Daniel Bélanger. C'est avec la trilogie Littoral, Incendies, Forêts, de Wajdi Mouawad, que le Carrefour tirera le voile, un cadeau de clôture qui sera précédé, en mai, par Ciels, une création écrite en contrepoint aux trois autres.

    Entre ces grands pôles, il y a la multitude des parcours du coeur, celui du dernier gardien de l'esprit d'un village de la Saskatchewan dans

    Elephant Wake de Joey Tremblay, celui de deuil, de la quête de sens et de rituel de La Montagne rouge (sang) de Steve Gagnon, par le Théâtre des Fonds de tiroirs, ou celui porté par la parole aérienne, poétique de Yukie, récente création du dramaturge Daniel Danis qui s'inscrit, ici, suivant ses termes, comme un «écriveur» scénique fasciné par l'image.

    On déboulonnera les clichés de la féminité et du cirque avec Éloge du poil, de la Compagnie Bal (France) et L'Effet de Serge, un faux one man show dont le tour de force réside dans le dépassement de sa propre banalité.

    Le PÀP (Montréal) fracassera le miroir des états d'âme avec Rouge gueule, un premier texte d'Étienne Lepage où dix personnages promettent de livrer des fragments de vie en évitant de raconter une histoire.

    Tragédies romaines, un triptyque shakespearien (Coriolan, Jules César, Antoine et Cléopâtre), des Pays-Bas, sous la direction d'Ivo van Hove, invitera les spectateurs à pénétrer dans les coulisses du pouvoir et à vivre le jeu du politique hypermédiatisé.

    À la demande générale, on reprend l'expérience du spectacle déambulatoire Où tu vas quand tu dors en marchant, sous la coordination artistique de Frédéric Dubois, qui assure aussi la mise en scène de La Montagne rouge (sang).

    En périphérie, Premier Acte reçoit les chantiers, ces constructions artistiques regroupant lectures, laboratoires, spectacles en cours de création. Tables rondes et échanges complètent la programmation de ce Carrefour qui s'annonce comme une promesse pour quiconque partage l'intime conviction que le théâtre demeure le reflet de la longue marche de l'humanité.

    ***

    Collaboratrice du Devoir












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