mardi 24 novembre 2009 Dernière mise à jour 00h09


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Théâtre jeunes publics - L'Histoire en cinémascope!

Michel Bélair   4 novembre 2009  Théâtre

À retenir

    • La Petite Odyssée
    • Texte de Grégoire Callies et Laurent Contamin
    • Mis en scène par Grégoire Callies. Une production du TJP de Strasbourg présentée à la Maison Théâtre du 4 au 15 novembre, puis à Québec et Alma.
    • Public visé: les enfants de 7 à 12 ans. Durée: 55 minutes.
Dès le départ, l'entreprise semble périlleuse: faire entrer les enfants en contact avec les grandes idées et les grands personnages de l'Histoire, c'est bien beau... mais ça ne fait pas une histoire! C'est louable, peut-être «pédagogiquement rentable», mais encore? La réponse est bien sûr dans la façon d'incarner l'idée. Dans cette manière qu'a le TJP de Strasbourg de raconter l'histoire en nous mettant, dès que le noir se fait dans la salle, le grappin dessus...

Odyssée vit au Moyen-Âge; orpheline, elle suit un colporteur jusqu'à la ville où elle rencontre son futur complice terré dans une cathédrale. Avec ce Bernie, elle se découvrira un goût profond pour la liberté en rencontrant les plus grandes figures de l'Histoire: de Léonard de Vinci à Montaigne, et même de Rousseau et Diderot à Delacroix, on arrive ainsi à la Révolution française. Comme ça, en moins d'une heure. Avec des marionnettes qui font à peine 25-30 cm, et même souvent plus petites. Franco-français tout au long. Brrr... Sauf que les enfants dans la salle à mes côtés n'y ont vu que du feu! Captivés! Accrochés dès les premiers instants!

Disons-le, c'est le castelet développé par Grégoire Callies et son équipe du TJP de Strasbourg qui fait toute la différence. J'ai vu de mes yeux vu cette Odyssée faire sur une salle d'enfants pourtant souvent intraitables (les 7 à 12 ans, un groupe d'âge difficile, redoutable même) l'effet des premiers films couleur en cinémascope sur leurs grands-parents. Surpris! Saisis! Amenés sans même émettre une protestation. Soufflés!

Imaginez un grand rectangle blanc qui occupe une bonne partie de la scène; imaginez un autre rectangle au centre du premier, qui s'ouvre vers les quatre côtés, vers le bas, vers le haut, vers la gauche ou la droite et même, ensemble, l'action se déplaçant parfois vers l'extrémité supérieure gauche du «grand écran» ou encore, en plein centre, tout grand ouvert. Un diaphragme. Une lentille. Avec des focus sur des vues complètement différentes de celles que l'on voit habituellement. D'en haut, vue en plongée sur un château, un grand voilier ou un village de montagne; ou d'en bas, sur les ailes d'un grand oiseau qui s'élève dans le ciel en nous tirant avec lui.

Bon. Vous avez, je l'espère, saisi que tout cela est indiciblement irrésistible! Réjouissant! On en veut encore! Précipitez-vous à la Maison Théâtre pendant qu'il est encore temps!







Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres

Articles les plus commentés

Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009