Festival d'Avignon - Un coup de projecteur presque flatteur...
13 juillet 2009
Théâtre
Avignon — Sans vouloir tourner le fer dans la plaie, il fait un temps absolument radieux depuis le début du festival et la ville tout entière semble vibrer du même souffle brûlant. Pour amorcer le dernier week-end, par exemple, c'est dans le jardin du Cloître Saint-Louis, à quelques pas de la salle de presse et loin des montagnes d'affiches placardées sur la moindre surface, que l'on proposait aux festivaliers un débat sur le théâtre québécois contemporain. La ministre St-Pierre et les dirigeants du CALQ qui organisaient l'événement pour marquer les 15 ans de l'organisme ont pu constater sur place l'intérêt d'un peu tout le monde pour ce qui se passe chez nous depuis que la France est submergée par le raz-de-marée Mouawad...
Animé par l'éditeur Émile Lansman — qui publie des dramaturges québécois depuis des lunes — le débat réunissait Marie-Hélène Falcon, du festival TransAmériques (FTA), Martin Faucher, metteur en scène et président du Conseil québécois du théâtre (CQT) et Benoît Vermeulen, du Théâtre Le Clou. Ils ont su, dans un premier temps, tracer un portrait très juste et très complet de l'évolution du théâtre au Québec depuis les premiers balbutiements des années 1950 jusqu'à aujourd'hui, en soulignant la diversité des approches comme des publics.
L'intérêt principal de la discussion résidait toutefois dans la présence, et le discours bien sûr, des Français qui y participaient. On retrouvait là Philippe Bachman, directeur de La Comète de Châlons, en Champagne, le grand complice de Robert Lepage en France, Monique Blin, du Festival des Francophonies en Limousin, qui a toujours réservé une place importante aux auteurs de chez nous, Nicole Gautier, ancienne directrice du Théâtre de la Cité internationale, qui a programmé Denis Marleau en France dès ses débuts, Vincent Goethals, un metteur en scène qui a monté, entre autres, du Michel Marc Bouchard, et Philippe Schlienger, du festival Momix, qui accueille régulièrement nos compagnies jeunes publics.
Tous ont souligné l'originalité des approches québécoises, tant sur le plan des sujets abordés que de la façon dont on les aborde, parlé d'audace dans l'écriture scénique et souligné l'importance du travail sur la langue. Unanimement ou presque, ils ont surtout noté à quel point le théâtre québécois s'était affranchi de la pesanteur souvent associée à certaines formes théâtrales en redéfinissant «le lien entre le populaire et le savant». Évoquant leurs principaux coups de coeur à la demande de l'animateur, ils ont bien sûr parlé de Lepage, de Marleau, de Bouchard et de Mouawad, soulignant à quel point leur travail est majeur. Mais le plus réjouissant dans tout cela est probablement le fait de sentir à quel point la donne a changé en peu de temps. Le théâtre que l'on fait chez nous et la liberté avec laquelle on l'aborde fait maintenant envie. Qui l'aurait cru avant (et même après) la première des Belles-Soeurs?
Animé par l'éditeur Émile Lansman — qui publie des dramaturges québécois depuis des lunes — le débat réunissait Marie-Hélène Falcon, du festival TransAmériques (FTA), Martin Faucher, metteur en scène et président du Conseil québécois du théâtre (CQT) et Benoît Vermeulen, du Théâtre Le Clou. Ils ont su, dans un premier temps, tracer un portrait très juste et très complet de l'évolution du théâtre au Québec depuis les premiers balbutiements des années 1950 jusqu'à aujourd'hui, en soulignant la diversité des approches comme des publics.
L'intérêt principal de la discussion résidait toutefois dans la présence, et le discours bien sûr, des Français qui y participaient. On retrouvait là Philippe Bachman, directeur de La Comète de Châlons, en Champagne, le grand complice de Robert Lepage en France, Monique Blin, du Festival des Francophonies en Limousin, qui a toujours réservé une place importante aux auteurs de chez nous, Nicole Gautier, ancienne directrice du Théâtre de la Cité internationale, qui a programmé Denis Marleau en France dès ses débuts, Vincent Goethals, un metteur en scène qui a monté, entre autres, du Michel Marc Bouchard, et Philippe Schlienger, du festival Momix, qui accueille régulièrement nos compagnies jeunes publics.
Tous ont souligné l'originalité des approches québécoises, tant sur le plan des sujets abordés que de la façon dont on les aborde, parlé d'audace dans l'écriture scénique et souligné l'importance du travail sur la langue. Unanimement ou presque, ils ont surtout noté à quel point le théâtre québécois s'était affranchi de la pesanteur souvent associée à certaines formes théâtrales en redéfinissant «le lien entre le populaire et le savant». Évoquant leurs principaux coups de coeur à la demande de l'animateur, ils ont bien sûr parlé de Lepage, de Marleau, de Bouchard et de Mouawad, soulignant à quel point leur travail est majeur. Mais le plus réjouissant dans tout cela est probablement le fait de sentir à quel point la donne a changé en peu de temps. Le théâtre que l'on fait chez nous et la liberté avec laquelle on l'aborde fait maintenant envie. Qui l'aurait cru avant (et même après) la première des Belles-Soeurs?
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