Théâtre - Forces souterraines
Danser à Lughnasa est une chronique lente et sensible d'une finesse d'exécution et de réflexion remarquable
Je ne serais pas surpris que plusieurs des spectateurs qui iront voir Danser à Lughnasa au Théâtre du Nouveau Monde ne s'y ennuient passablement. Tout simplement parce qu'ils y rechercheront le genre d'émotions fortes et directes auxquels ils sont habitués. Or, j'aime mieux préciser tout de suite que ce n'est pas ce qu'a à offrir cette pièce de Brian Friel, une des plus fortes du théâtre irlandais. Car les émotions y sont plus indirectes et sous-jacentes, comme le confiait récemment mais sans en avoir l'air, le metteur en scène, Ben Barnes, lors d'une entrevue accordée à une collègue. Et la chose nécessite, bien entendu, une autre sorte d'attention, davantage tournée vers les détails, vers le non-dit.
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