En bref - Les Versets sataniques au théâtre
31 mars 2008
Théâtre
Postdam — Une adaptation au théâtre des Versets sataniques de Salman Rushdie a été jouée en première mondiale hier sous protection policière, à Potsdam, au sud de Berlin.
La surveillance policière avait été décidée pour ce spectacle adapté du roman qui avait valu à Rushdie, en 1989, une fatwa de l'imam Khomeiny le condamnant à mort parce qu'il aurait offensé l'islam. Depuis lors, d'autres manifestations culturelles plus provocantes que ce roman, notamment aux Pays-Bas et au Danemark, ont déclenché de réactions violentes de militants islamiques. «Tout s'est bien passé», a résumé Rudi Sonntag, porte-parole de la police de Potsdam, à l'issue de la représentation. La pièce, qui a duré plus de 3h30, a été très applaudie par la plupart des 400 spectateurs, même si certains, après le rideau final, ont confié aux micros des journalistes qu'ils l'avaient trouvée «ennuyeuse». Complexe, érudit, allégorique et parfois abscons, le spectacle, conçu et mis en scène par Uwe Eric Laufenberg — avec Marcus Mislin — se voulait une fidèle adaptation du roman. Les éléments ayant valu à Salman Rushdie la colère d'une partie du monde musulman ont été conservés, et notamment ces scènes où le personnage du prophète Mahound — claire allusion au fondateur de l'islam, Mahomet —, abusé par Satan, prêche la croyance en d'autres divinités qu'Allah, avant de reconnaître son erreur et de se rétracter.
La surveillance policière avait été décidée pour ce spectacle adapté du roman qui avait valu à Rushdie, en 1989, une fatwa de l'imam Khomeiny le condamnant à mort parce qu'il aurait offensé l'islam. Depuis lors, d'autres manifestations culturelles plus provocantes que ce roman, notamment aux Pays-Bas et au Danemark, ont déclenché de réactions violentes de militants islamiques. «Tout s'est bien passé», a résumé Rudi Sonntag, porte-parole de la police de Potsdam, à l'issue de la représentation. La pièce, qui a duré plus de 3h30, a été très applaudie par la plupart des 400 spectateurs, même si certains, après le rideau final, ont confié aux micros des journalistes qu'ils l'avaient trouvée «ennuyeuse». Complexe, érudit, allégorique et parfois abscons, le spectacle, conçu et mis en scène par Uwe Eric Laufenberg — avec Marcus Mislin — se voulait une fidèle adaptation du roman. Les éléments ayant valu à Salman Rushdie la colère d'une partie du monde musulman ont été conservés, et notamment ces scènes où le personnage du prophète Mahound — claire allusion au fondateur de l'islam, Mahomet —, abusé par Satan, prêche la croyance en d'autres divinités qu'Allah, avant de reconnaître son erreur et de se rétracter.
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