D'une Mouette à l'autre
Avec certaines oeuvres, on entretient de vrais rapports intimes. Pourquoi mes parents m'avaient-ils offert en livre de poche La Cerisaie suivie de La Mouette de Tchekhov alors que j'avais à peine douze ans? Étrange initiative... Mais je relisais les deux pièces de théâtre, saisissant des bribes par intuition, du haut de ma mince expérience de vie. La Cerisaie m'apparaissait plus lointaine, une sorte d'écho aux nostalgies de l'âge mûr, mais La Mouette évoquait les aspirations de la jeunesse, avec ses candeurs et sa pureté, ses ailes brisées sur la bêtise des adultes. Elle abordait le sens du tragique, tel qu'on l'entr'aperçoit au printemps. D'où sa résonance chez les esprits encore verts. Tchekhov se voyait comme un auteur comique, mais il n'a jamais su m'en convaincre. Elle paraît si dramatique, sa Mouette, aux personnages en marge de leur destin, dans une société russe du XIXe siècle pourrissant sur pied.
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
- Si vous êtes abonné, authentifiez-vous avec le formulaire au haut de la page.
- Si vous êtes abonné mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
- Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
- Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

