vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 19h52
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Théâtre - L'état de pesanteur

Hervé Guay   20 septembre 2006  Théâtre
Salomé fournit un de ses épisodes les plus mémorables au Nouveau Testament. Au terme d'une danse, la fille de Philippe et d'Hérodiade réclame (et obtient) la tête de Jean-Baptiste sur un plateau d'argent. Dans son plus récent spectacle, Alexandre Marine s'inspire de cette époque trouble et brosse un portrait de ses moeurs dissolues qui, naturellement, font écho aux nôtres. Et le point de vue qu'il privilégie pour raconter cette histoire, c'est celui de Salomé qui, ayant grandi dans la dépravation, est transformée au contact du très pur prophète, dont la mission est d'annoncer la venue du messie.
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
  • Si vous êtes abonné, authentifiez-vous avec le formulaire au haut de la page.
  • Si vous êtes abonné mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
  • Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
  • Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • cbedard@iq.ca - Abonné
    20 septembre 2006 08 h 19
    Avons-nous vu la même pièce?
    Je suis en désaccord avec la critique d'Hervé Guay. J'avoue ne pas être très assidu du théâtre, mais après avoir lu son texte je me dis que c'est prendre un grand risque que de lire les critiques avant de choisir d'aller ou non voir telle ou telle pièce.

    J'ai trouvé très imaginative et très stimulante la lecture d'Alexandre Marine du drame de Salomé, un thème "générique" qui se prête à d'infinies réinterprétations.

    Je n'ai rien senti de laborieux dans le texte ni dans la mise en scène. Alexandre Marine campe trois personnages masculins remarquablement falots et mous, y compris - il faut le faire! - Jean-Baptiste (la pièce d'Oscar Wilde nous avait habitués à un personnage autrement plus combatif) qui se retrouvent tous, à un moment ou à un autre, la tête sur le fameux plateau d'argent. À l'inverse, les trois personnages féminins bouffent littéralement l'action. Plus précisément, l'opposition entre Salomé et Hérodiade constitue le moteur de la pièce.

    Je suis d'accord que l'exposé des liens familiaux et des relations avec le monde romain est difficile à suivre; j'avais heureusement pris la précaution de lire attentivement les explications du programme (avec arbre généalogique à la clé!). La difficulté découle notamment du fait que cet exposé est confié à deux acteurs d'origine russe; surtout Vitali Makarov, qui aurait pu compenser son accent (que je trouve au demeurant tout à fait agréable) par un effort particulier d'articulation et de projection.

    Contrairement à Hervé Guay, la seule partie de la pièce qui m'a déçue est son dénouement. Comme si Alexandre Marine, ayant porté la tension dramatique à un haut degré, optait pour un dénouement un peu sommaire, qui n'est pas à la hauteur des attentes créées. (Cela, il faut le dire, se constate dans beaucoup d'oeuvres, au théâtre et ailleurs.) J'ai regretté qu'Alexandre Marine ait choisi de ne pas tirer parti de ce qui constitue le ressort le plus puissant de la pièce de Wilde: Hérodiade danse pour Hérode, qui lui promet de lui accorder n'importe quelle faveur, sur quoi Salomé exige la tête de Jean-Baptiste et finit par l'obtenir malgré les supplications d'Hérode. La relation amour-haîne de Salomé pour Jean-Baptiste y prend une tournure vertigineuse.

    J'aime beaucoup le style d'Alexandre Marine qui utilise un décor et des accessoires minimalistes et qui confie aux comédiens eux-mêmes les tâches de manutention. Quand on y combine le fait que Salomé joue un rôle de narration lorsqu'elle ne participe pas à l'action, cela donne un effet de "mise en poupées russes" qui me séduit. M. Guay trouve peu inspirantes les chorégraphies de la pièce. Pour moi, elles sont comme le décor et les accessoires: elles participent à un effet "théâtre de garage". On peut être d'accord ou pas, mais je pense que c'est volontaire.

    Quant aux actrices et acteurs, ils m'ont tous semblés excellents et justes. Marie-Ève Beaulieu, tout particulièrement, fait preuve d'un remarquable talent.

    Bravo pour cette production, dans laquelle on retrouvera d'ailleurs les ingrédients de la pièce Hamlet montée par Alexandre Marine, et qui avait mérité de beaux éloges il y a quelques années.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
1 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012