Théâtre jeunes publics - Le monde de Sophie
13 mai 2006
Théâtre
Il y a déjà plus de 25 ans que la compagnie Le Moulin à musique fait de l'initiation à la musique auprès des enfants. Animée dès le départ par Marie-Hélène da Silva et Jean-Luc Éthier, la compagnie s'est au fil des ans beaucoup rapprochée du théâtre, et L'Aube, qui vient tout juste de prendre l'affiche à la Maison Théâtre, est carrément une production de type «théâtre musical». Ici, la musique joue un rôle au moins aussi important (et même parfois plus) que les paroles en dessinant souvent des paysages sonores ou en créant des atmosphères qui vont prendre toute la place.
C'est ce qui explique que le texte de Joël da Silva soit plutôt minimaliste et ne survienne en fait qu'au milieu du spectacle, alors que la petite Sophie retrouve son piano, un lendemain de déménagement. Tout ce qui vient avant, au milieu d'un amoncellement de boîtes, est rythmé par des musiques et une petite voix hors champ qui nous font saisir que tout le monde de Sophie se retrouve maintenant dans des boîtes de carton, qu'il va bien falloir déballer pour le ré-installer dans la nouvelle maison. Toute cette portion du spectacle est admirablement mise en scène par Joël da Silva. Ici, le moindre petit geste, la moindre virevolte, le moindre effet d'éclairage est planifié de façon à laisser les enfants deviner que tous les morceaux de la vie ordinaire sont en quarantaine et que Sophie est un peu déroutée.
Arrive alors la re-découverte du piano par Sophie et le spectacle s'envole vraiment autour d'un court texte où il est question de tout ce que peut exprimer l'instrument. On verra surgir toutes sortes d'images sonores et l'on devinera même la présence d'un bateau en train de couler vers le fond de la mer, bateau qui redeviendra un piano. Ce moment est particulièrement savoureux. D'abord et avant tout à cause de la mise en scène de da Silva, encore une fois, qui vient séquencer une sorte de délire musical où les trois interprètes connaissent leurs meilleurs moments. Sophie vient de retrouver son allié et le monde va pouvoir continuer à tourner. La finale, sur fond d'une irrésistible Gymnopédie de Satie, viendra confirmer tout cela. Il faut noter aussi que, dans la salle, les tout-petits semblaient séduits tout au long du spectacle, confirmant ainsi que le théâtre pour les jeunes publics peut se jouer sur toutes les notes...
C'est ce qui explique que le texte de Joël da Silva soit plutôt minimaliste et ne survienne en fait qu'au milieu du spectacle, alors que la petite Sophie retrouve son piano, un lendemain de déménagement. Tout ce qui vient avant, au milieu d'un amoncellement de boîtes, est rythmé par des musiques et une petite voix hors champ qui nous font saisir que tout le monde de Sophie se retrouve maintenant dans des boîtes de carton, qu'il va bien falloir déballer pour le ré-installer dans la nouvelle maison. Toute cette portion du spectacle est admirablement mise en scène par Joël da Silva. Ici, le moindre petit geste, la moindre virevolte, le moindre effet d'éclairage est planifié de façon à laisser les enfants deviner que tous les morceaux de la vie ordinaire sont en quarantaine et que Sophie est un peu déroutée.
Arrive alors la re-découverte du piano par Sophie et le spectacle s'envole vraiment autour d'un court texte où il est question de tout ce que peut exprimer l'instrument. On verra surgir toutes sortes d'images sonores et l'on devinera même la présence d'un bateau en train de couler vers le fond de la mer, bateau qui redeviendra un piano. Ce moment est particulièrement savoureux. D'abord et avant tout à cause de la mise en scène de da Silva, encore une fois, qui vient séquencer une sorte de délire musical où les trois interprètes connaissent leurs meilleurs moments. Sophie vient de retrouver son allié et le monde va pouvoir continuer à tourner. La finale, sur fond d'une irrésistible Gymnopédie de Satie, viendra confirmer tout cela. Il faut noter aussi que, dans la salle, les tout-petits semblaient séduits tout au long du spectacle, confirmant ainsi que le théâtre pour les jeunes publics peut se jouer sur toutes les notes...
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