vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 19h46
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Théâtre - Narcisse à Métis

Isabelle Porter   2 février 2006  Théâtre
Québec — Des miroirs, des reflets, des tableaux, des portraits... L'univers de La Société de Métis de Normand Chaurette est merveilleusement servi par la mise en scène de Joël Beddows qu'on peut voir ces jours-ci au Périscope.

La rencontre entre Beddows et cette oeuvre de Chaurette est d'autant plus heureuse que le metteur en scène a l'habitude de s'inspirer de peintres pour monter ses pièces. Or la pièce raconte justement une histoire de tableaux.

Dans la salle oubliée d'un petit musée, des portraits se remémorent un été passé ensemble dans les jardins de Métis-sur-Mer. Nous sommes en 1954, dans ce qu'on appelait alors la «bonne société». La richissime Zoé P. (Érika Gagnon) reçoit ses invités: Octave (Hugo Lamarre), un aveugle au coeur pur, la triste Pamela (Lina Blais), qui ne vit que pour ses verres de champagne, et Casimir Flore (Guy Mignault), le capitaine pompier.

De l'autre côté du marais, un mystérieux peintre entreprend de faire leurs portraits. Pour Zoé P., l'acquisition de ces toiles s'impose comme une question de vie ou de mort. À défaut d'avoir eu la vie qu'elle aurait souhaitée, cette femme désespérée veut avoir le contrôle sur l'image qui lui survivra. Sa satisfaction ne sera pas exempte de sacrifices...

Une tristesse infinie se dégage de ce spectacle d'une grande cohérence et d'une rare richesse visuelle. Le scénographe Jean Hazel, dont le travail a été récompensé au dernier Gala des Masques, surprend une fois de plus. Étendus dans le creux de la scène, ces étranges portraits nous apparaissent d'abord dans de grands miroirs. Entre les scènes, la lumière et les miroirs se rencontrent pour produire de doux reflets qu'accompagnent des extraits de piano bien choisis.

Les habits blancs teintés de sang imaginés par Isabelle Bélisle donnent aux personnages l'allure de momies. Le ton froid et distancié de leurs conversations ajoute au caractère surréaliste de l'ensemble. Parfois, la mélancolie laisse aussi la place à l'humour grâce au jeu de Lina Blais, qui a su bien exploiter le potentiel comique du personnage de Pamela. Voilà en somme un spectacle audacieux et particulier dont on n'a sûrement pas fini d'entendre parler.

Collaboratrice du Devoir
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012