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    «Influenceurs»: VRAK lance une série documentaire sur le phénomène des vedettes numériques

    25 novembre 2017 |Philippe Papineau | Télévision
    La série suit, entre autres, Stéphanie Harvey.
    Photo: VRAK La série suit, entre autres, Stéphanie Harvey.

    Ils sont jeunes, ils sont populaires sur les réseaux sociaux, et ils sont en train de créer un nouveau métier, celui de propager la bonne nouvelle aux masses d’internautes à coups de publications en ligne. Avec Influenceurs, la chaîne VRAK a décidé de se pencher sur le phénomène grâce à une série documentaire qui met en vedette six étoiles du numérique.

     

    « L’idée du documentaire, c’était de démystifier les influenceurs, sans porter de jugement d’adulte sur ce phénomène qui est vécu surtout par les jeunes et qui est visiblement là pour rester », raconte au Devoir Émilie Gaudet, la réalisatrice des six épisodes qui seront diffusés les mardis à 18 h à partir du 28 novembre.

    Photo: VRAK Alicia Moffet

    Influenceurs suit donc six jeunes de 17 à 32 ans qui gagnent leur vie ou consacrent le plus clair de leur temps à exister en ligne, à coups de photos, de vidéos, de baladodiffusions ou de statuts. Si la réalisatrice Émilie Gaudet confie que la majorité des influenceurs s’intéressent au lifestyle, elle a tenu à ce que ces « personnages » reflètent différentes tendances, différents milieux.

     

    La série se penche entre autres sur Alicia Moffet, une ancienne candidate de La voix qui a récemment fondé sa compagnie de cosmétiques. Elle a 232 000 abonnés sur Instagram. On y voit aussi Marc Fitt, adepte de la mise en forme aux 4,8 millions d’abonnés Facebook. S’ajoutent la populaire adepte de jeux virtuels Stéphanie Harvey, la jeune de 17 ans Gloria Bella, la propriétaire d’une compagnie de maillots de bain Élisabeth Rioux (1,3 million d’abonnés Instagram) et l’artiste visuelle Pony, de son vrai nom Gabrielle Laïla Tittley, connue pour ses oeuvres colorées qui utilisent souvent les icônes de la musique rap populaire.

    Photo: VRAK Marc Fitt

    La caméra suit ces six têtes d’affiche dans leur quotidien, dans leurs habitudes, leurs moments de joie, mais aussi dans les côtés plus sombres de ce monde qui mise grandement sur le superficiel, sur l’apparat.

     

    « On a choisi de ne pas interviewer des spécialistes, justement parce que l’intention c’est de leur donner la parole à eux, de faire un documentaire qui les suit au jour le jour, explique Émilie Gaudet. On ne voulait pas apporter une analyse sociologique du phénomène. »

     

    Une approche pour les jeunes

    Photo: VRAK Gloria Bella

    D’ailleurs, Influenceurs s’adresse au public de VRAK, somme toute jeune, âgé de 15 à 30 ans, estime la réalisatrice. Et par la bande, elle peut toucher les plus vieux, comme les parents des téléspectateurs cibles.

     

    « Dans l’approche de réalisation, même dans le rythme, le montage, le dynamisme de l’émission, on voulait aussi que ça ressemble un peu à comment [les influenceurs] se servent de l’image, comment ils se présentent, explique Gaudet. Par exemple, on a beaucoup recours à des cadrages qu’on voit souvent sur Instagram, des images carrées qui ressemblent à des photos, on utilise leurs vidéos iPhone, etc. »

    Photo: VRAK Élisabeth Rioux

    Aux yeux d’Émilie Gaudet, le monde des influenceurs est un peu une nouvelle sorte de téléréalité, dans laquelle le public peut suivre le détail de la vie de personnalités grâce aux plateformes numériques. Mais il ne faut pas être inaccessible, précise dans le premier épisode Alicia Moffet. Il faut vendre un rêve, mais un rêve que les internautes peuvent espérer atteindre.

     

    « Ils montrent des choses très banales de la vie, mais les fans aiment ça, car ils ont l’impression d’être leurs amis, d’être dans leur vie, près d’eux », observe Gaudet.

     

    Selon la réalisatrice, les aspects négatifs de ce métier encore à circonscrire se révèlent au fil des épisodes, de la bouche des influenceurs interviewés.

     

    Tournage

    Photo: VRAK Pony

    Elle parle du poids du trolling, des commentaires négatifs et du jugement qui pèsent lourd sur les vedettes du Web. Et, peu importe ce qu’on en pense, le travail à abattre est immense, et les horaires parfois surchargés. Émilie Gaudet raconte qu’Élisabeth Rioux se lève la nuit pour publier du contenu parce qu’elle a des abonnés fidèles en Asie. « Marc Fitt me disait qu’il était tout le temps en train de penser à la prochaine vidéo qu’il va faire. » Dans la série, il explique même qu’il veut que paraissent des vidéos… après sa mort.

     

    Il aura fallu un peu de temps à la réalisatrice d’Influenceurs pour percer la carapace de plusieurs de ces champions numériques. C’est qu’ils sont fort conscients de la caméra, de l’image — hé, c’est leur métier !

     

    « J’ai fait une série documentaire sur les coureuses automobiles, une autre sur des drillers sur une plateforme pétrolière, ces gens-là ne sont tellement pas habitués d’avoir une caméra sur eux, ils ne savent pas c’est quoi le montage, ils ne réalisent pas ce que tu peux faire avec leur image, explique Émilie Gaudet. Mais c’était difficile avec les influenceurs de faire en sorte qu’ils nous fassent confiance. Mais j’ai développé des belles relations avec eux ! » Il y a quand même certains avantages à une relation entre deux humains en chair et en os.

    Influenceurs
    Dès le mardi 28 novembre, 18 h à VRAK












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