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    Audiovisuel

    La production indépendante progresse

    La valeur des productions internes diminue toutefois, selon les chiffres de l’Institut de la statistique

    22 août 2017 |Philippe Papineau | Télévision
    Le monde québécois de la télévision et du cinéma a vu la valeur de ses productions diminuer de 3% entre 2015 et 2016, pour s’établir à 1,5 milliard.
    Photo: Olivier Zuida Le Devoir Le monde québécois de la télévision et du cinéma a vu la valeur de ses productions diminuer de 3% entre 2015 et 2016, pour s’établir à 1,5 milliard.

    La valeur de la production télévisuelle indépendante a progressé de 6 % entre 2015 et 2016, selon le plus récent rapport de l’Institut de la statistique (ISQ) sur l’industrie audiovisuelle au Québec.

     

    Selon le Profil de l’industrie audiovisuelle au Québec en 2016, le monde québécois de la télévision et du cinéma a vu la valeur de ses productions diminuer de 3 %, pour s’établir à 1,5 milliard. La valeur de la production indépendante au petit écran est un des seuls chiffres qui pointe vers le haut, en montée de 6 % entre 2015 et 2016. « Cette croissance provient essentiellement des séries et miniséries pour lesquelles la valeur totale est passée de 533 millions à 577 millions », écrit l’auteure Sylvie Marceau, économiste.

     

    Le document de l’ISQ inclut également des chiffres sur la production interne des télédiffuseurs, mais pour 2014-2015, période pendant laquelle elle a perdu 15 % de sa valeur. La baisse est principalement issue de la télévision généraliste, qui y a investi 26 % en moins.

    75,4%
    Part de la production cinématographique et télévisuelle qui a lieu à Montréal et à Laval entre 2011 et 2016.
     

    « En termes absolus, la diminution dans les dépenses internes se manifeste d’abord par 30 millions de moins pour les nouvelles (-16 %), explique Sylvie Marceau. En termes relatifs par contre, les dépenses pour les émissions de sports diminuent davantage (- 20 %). L’absence d’événements sportifs de grande envergure ainsi que la suppression du Fonds pour l’amélioration de la production locale figurent parmi les facteurs importants. »

     

    Par ailleurs, en 2015, Radio-Canada/CBC avait investi 119 millions en production interne, soit 26 % de moins qu’en 2014.

    42%
    Part de la production télévisuelle dans l'industrie de l'audiovisuel au Québec en 2016.
     

    Toujours en télévision, si la valeur des productions d’oeuvres de fiction a légèrement fléchi de 1%, celle des émissions de type magazine a progressé de 14 %, celle des variétés a connu une hausse de 12 % et celle des documentaires, de 10 %.

     

    Portrait global

     

    L’industrie audiovisuelle était encore plus en 2016 l’affaire de la production télévisuelle, dont la valeur de 651 millions représentait 42 % de la tarte totale, une proportion qui était de 38 % l’année précédente. La production étrangère et les services de production représentent 25 % de l’industrie. En comparaison, la production interne génère 22 % de l’audiovisuel, un chiffre qui s’élève à 11 % pour la production cinématographique.

     

    Le Profil de l’industrie audiovisuelle au Québec en 2016 révèle aussi que le nombre d’emplois dans la production télévisuelle et cinématographique avait connu une baisse de 4 % de 2015 à 2016.

     

    Les baisses se sont révélées particulièrement importantes dans la production interne. Dans le domaine du cinéma, le nombre d’emplois est presque identique, alors que dans la production télévisuelle la quantité d’emplois a crû de 5 %.

     

    L’ISQ souligne toutefois que ces estimations issues de chiffres canadiens utilisent une méthodologie qui n’est pas identique à la sienne.













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