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    Mercredi 17 décembre

    L’appel du phare

    13 décembre 2014 |Frédérique Doyon | Télévision
    «Le chant du phare» fait le tour de plusieurs de ces lumières géantes du Saint-Laurent en donnant voix à ceux qui les ont gardées.
    Photo: Bellefeuille Productions «Le chant du phare» fait le tour de plusieurs de ces lumières géantes du Saint-Laurent en donnant voix à ceux qui les ont gardées.

    Géants des mers, plusieurs phares du pays ont cessé de baigner les voies maritimes de leur lumière. La nouvelle Loi fédérale sur les phares patrimoniaux en 2010 a enfoncé un dernier clou en remettant les clés du destin de 970 phares déclarés excédentaires aux communautés et aux particuliers souhaitant exploiter leur potentiel patrimonial ou touristique. Si certains d’entre eux sont transformés et reprennent vie, c’est seulement grâce à la passion folle d’individus qui refusent de voir mourir ces témoins de notre histoire maritime.

     

    Le chant du phare fait le tour de plusieurs de ces lumières géantes du Saint-Laurent en donnant voix à ceux qui les ont gardés, à ceux qui les défendent aujourd’hui bec et ongles. Le point de départ ? Le phare de Miscou, où l’interprète Sandra Le Couteur donne aujourd’hui ses spectacles. C’est d’ailleurs elle qui anime le documentaire et le ponctue de ses chansons parlant d’horizons et de mémoire. L’approche donne un ton mélodramatique un peu agaçant au document, mais a le mérite de rappeler que c’est par de telles démarches souvent personnelles que ces phares vivront.

     

    On se promène ainsi jusqu’au phare du rocher aux Oiseaux, au large des îles de la Madeleine, où Guy Leblanc a vécu, étant enfant, isolé du monde pendant cinq ans. Son père, qui revenait de la guerre, en était le gardien et voyait là une manière de protéger sa progéniture des dangers du monde. Du côté du phare de l’île Verte — le premier du Saint-Laurent —, on apprend que ces géants ont vu le jour à la suite de naufrages fréquents pour permettre au fleuve de devenir la route commerciale qu’elle est aujourd’hui, au profit d’une voie passant directement des États-Unis par les Grands Lacs.

     

    On rencontre l’ancien gardien du phare Haut-fond Prince, en forme de toupie, planté au large de Tadoussac, qui a failli laisser sa peau dans la tempête du siècle en 1966, deux ans après l’ouverture de la structure qu’on croyait intouchable. On rend aussi visite à Peter Noreau, qui a rénové entièrement à ses frais (après avoir défriché un accès difficile) le phare de Cap-Saumon.

     

    Chaque phare a son histoire et ceux qui l’ont partagée en ont fait leur mode de vie, d’hier à aujourd’hui. Le documentaire vise aussi à stimuler d’autres renaissances...

    Grands reportages : Le chant du phare
    ICI RDI, 20 h












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