Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous
    Lundi 6 octobre

    Plaidoyer pour les victimes de la route

    4 octobre 2014 |Amélie Gaudreau | Télévision
    Le film <em>Arme à quatre roues</em> ne suit pas le modèle du documentaire traditionnel, exposant davantage le point de vue des militants pour un durcissement des mesures contre les «criminels» de la route.
    Photo: Télé-Québec Le film Arme à quatre roues ne suit pas le modèle du documentaire traditionnel, exposant davantage le point de vue des militants pour un durcissement des mesures contre les «criminels» de la route.
    Grands documentaires : Arme à quatre roues
    Télé-Québec, 21 h

    On assimile souvent le documentaire à une démarche journalistique, qui présente, dans la mesure du possible, divers points de vue sur un sujet donné, dans un souci d’équilibre et de relative objectivité. Dès les premières minutes d’Arme à quatre roues, on comprend que ce film ne suivra pas ce modèle : le parti pris pour une réforme du régime du no-fault qui le rendrait plus dur envers les « criminels » de la route transpire de toutes parts dans ce documentaire.

     

    C’est qu’on y expose seulement le point de vue de ceux qui sont favorables à une telle réforme, ou presque… Entre les interventions fort nombreuses de l’avocat et ex-ministre de la Justice Marc Bellemare, qui a depuis longtemps fait de cette question son cheval de bataille, celles de l’avocate Janick Perreault, qui se spécialise dans la représentation de personnes accidentées de la route, les parents de jeunes victimes de « crimes de la route » (conduite avec facultés affaiblies, délit de fuite) témoignent de leur expérience fort malheureuse dans un système qui dédommage les responsables alors que les victimes indirectes n’ont à peu près pas de soutien et aucun recours judiciaire.

     

    Il y a bien l’avocat criminaliste Patrick Davis qui vient modérer le propos, et on évoque rapidement les raisons pour lesquelles le régime d’indemnisation sans égard à la faute a été instauré à la fin des années 70, lors de la mise en place du régime d’assurance automobile public, mais aucun intervenant ne prend le parti de défendre cette mesure. Cela dit, l’argumentation des intervenants, le désarroi des familles des victimes devant le manque de moyens qui sont mis à leur disposition pour faire leur deuil, ou tout simplement pour prendre soin des victimes, et la façon dont le système judiciaire a traité certains dossiers de « criminels » de la route ont de quoi faire réfléchir sur la nécessité d’une réforme.

     

    Le générique éclaire le point de vue adopté par la productrice, réalisatrice et scénariste de ce film, qui indique qu’elle dédie son film à sa nièce, une des deux victimes dont l’histoire est exposée, une information qu’on aurait aimé connaître dès les premières minutes…

     

    Malgré ces réserves, Arme à quatre roues vaut amplement le détour.

    Grands documentaires : Arme à quatre roues
    Télé-Québec, 21 h












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires

    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.