À voir le lundi 13 mai - Décrocher la Lune
Vivre sans la Lune
Explora, 21h
C’est un peu le jeu «À soir, on fait peur au monde». Le documentaire part du constat que le satellite lunaire fait partie des caractéristiques essentielles qui permettent l’existence de la vie telle qu’on la connaît sur terre. Et c’est la seule qu’on connaît. Sans la Lune, notre planète ne serait pas du tout la même: elle basculerait sur son axe, les eaux gonfleraient jusqu’à engloutir toutes les constructions humaines, les catastrophes s’accumuleraient et adieu le monde, plus rien n’irait.
Bref, pas de Lune, pas de nous. Ni de vous d’ailleurs. Le documentaire révèle ensuite que la Lune a la malencontreuse tendance de s’éloigner graduellement.
Un peu plus chaque année, de quelques centimètres, mais inexorablement. Le documentaire scientifique examine donc dans le menu détail ce qui se passerait, ce qui se passera quand la Lune sera trop loin pour faire ce qu’elle fait avec ses effets bienfaiteurs pour l’humanité et sa fragile maison spatiale.
Ça finit mal, évidemment, mais c’est un détail.
Le plus intéressant renseigne sur les origines de la Lune et sur tout ce que nous lui devons. Sans elle, par exemple, le soleil ne se pointerait pas invariablement à l’est pour disparaître au couchant en fin de journée. Sans sa gravité, pas de marée non plus, ou en tout cas pas aussi fortes. Les continents eux-mêmes subissent quotidiennement les effets de l’attraction lunaire en gonflant et dégonflant d’une trentaine de centimètres. Sans Lune, la Terre serait une version diète de mars.
La riche production utilise et fabrique des images exceptionnelles, par exemple quand il s’agit de décrire le phénomène d’accrétion qui a permis la formation de la Lune après la collision entre la Terre primitive et une autre protoplanète. On s’y croirait. Les savants qui témoignent sont triés sur le volet.
Une des dernières hypothèses projetées évoque une future division apocalyptique du globe en deux zones climatiques, des déserts de chaleur et de froidure interchangés tous les six mois. Ce scénario du chaos pourrait se produire dans plus d’un milliard d’années. On a le temps d’avoir peur...







