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À voir le jeudi 9 mai - Pendant la noce

Cinéma
Le mariage de Rachel

Télé-Québec, 21h

Le thème de la famille dysfonctionnelle a souvent inspiré d’excellents films. Ajoutez un mariage et vous voilà avec des assises dramatiques en or. En la matière, personne n’a fait mieux que Robert Altman avec son bien nommé Un mariage, qui mettait en scène une noce bourgeoise mémorable pour toutes les mauvaises raisons.


L’événement constituait non seulement le décor du film, mais son moteur. Quant au scénario, il se résumait, comme ce fut souvent le cas chez l’auteur, à un entrelacs de sous-récits basés plus sur l’observation des moeurs que sur des actions proprement dites. Injustement tombé dans l’oubli, Un mariage a pourtant engendré une descendance directe, et pas des moindres: Le mariage de Rachel, le film le plus achevé à ce jour de Jonathan Demme (Le silence des agneaux, Philadelphie).


Signé Jenny Lumet, la fille du grand Sidney, le scénario de ce drame finement observé épouse le point de vue de Kym, une jeune toxicomane sur la brèche qui sème la pagaille lors du mariage de sa soeur. Kym sort à peine d’une cure de désintoxication et sa présence lors de la réception nuptiale a l’heur de mettre tout le monde sur les dents, à commencer par elle-même. En toile de fond: le drame d’un petit frère mort par la faute de Kym. Mais est-ce bien le cas?


Au cours de la scène-clé du film, Kym confronte sa mère, une femme distante qui a renié son ancienne vie lorsqu’elle s’est remariée. En cette occasion, Kym lui pose une question douloureuse mais nécessaire. La mère réagit alors plus qu’elle ne répond, et cette séquence, d’une puissance dramatique peu commune, contient en son sein toute la dynamique familiale et toutes les nuances décrites auparavant. En mère glaçon qui ne fait que passer, Debra Winger prouve qu’il n’est point de petits rôles.


L’ensemble de la distribution est formidable de naturel, avec ces musiciens qui se promènent dans la résidence en offrant au film une belle trame sonore in situ. Kym est interprétée par Anne Hathaway, à vif, butée. Ce film l’a imposée.

 
 
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