Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

À voir le lundi 29 avril - Les espions du président

Mitterrand et les espions

TV5, 20h

Le parcours du politicien français François Mitterrand ne cesse d’étonner par ses grands écarts idéologiques. Après une jeunesse à droite, le futur président travaille pour le régime de Vichy. Il est décoré par le maréchal Pétain, puis entre en Résistance. Après la guerre, il intègre la gauche et devient garde des Sceaux pendant la guerre d’Algérie. Il cautionne la torture et la condamnation à l’échafaud de centaines de combattants. Un quart de siècle plus tard, c’est le même homme qui abolira la peine de mort dans son propre pays.


La valse des contradictions se poursuit quand il prend le pouvoir. Avec les secrets d’État, il reproduit en pire les dérives du général de Gaulle, le président Mitterrand osant mettre les espions au service de ses propres secrets.


Le documentaire sans concessions fait témoigner les témoins et acteurs principaux de l’époque. Christian Prouteau, par exemple, le gendarme vite appelé à prendre la tête du Groupe de sécurité de la présidence de la République (1982-1983), raconte le moment où les collaborateurs se renvoient la patate chaude de la protection autour de la deuxième famille du président et de sa fille cachée, Mazarine, sa «petite demoiselle». Des chefs du contre-espionnage parlent de l’affaire Vetrov, un des plus importants retournements d’un agent au XXe siècle, qui va mener à l’expulsion de centaines d’espions soviétiques à travers l’Occident.


Il est aussi question des «gendarmes de l’Élysée » qui vont planter des preuves et placer une centaine de Français sous écoute illégale, là encore au gré des désirs du monarque élu. L’État, c’était lui, et l’analyse filmée montre que cette privatisation des services d’enquête reposait sur la soumission aveugle de l’entourage au roi-président.


Le fiasco total de l’opération chargée de miner le navire Rainbow-Warrior de Greenpeace au milieu des années 1980 va sceller le divorce entre Mitterrand et les services secrets. Le maître de l’ombre va tout de même réussir à cacher le cancer qui l’emportera. C’est ce que ce fin documentaire politique établit finalement, sans fard et sans cachotteries: cet homme d’État n’aimait pas les secrets, sauf pour lui-même...

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel