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À voir le samedi 27 avril - L’amour au temps de la sorcellerie

27 avril 2013 | François Lévesque | Télévision

Cinéma
La chasse aux sorcières

Cinépop, 21h50

Salem, dans le Massachusetts, en 1692. Un groupe de jeunes filles menées par Abigail Williams s’adonne à une sorte de rituel païen dans la forêt, aux aurores. Surprises par le révérend du village, elles s’affolent. Les unes se sauvent tandis que les autres perdent connaissance pour ne plus se réveiller. Afin de se dédouaner, Abigail accuse une esclave de sorcellerie. Sous la torture, la pauvre femme avoue. Ivre de pouvoir, Abigail se met à accuser tout un chacun de sorcellerie. Des procès sont tenus. De braves gens perdent tout. En coulisse, certains propriétaires terriens s’enrichissent.


Mais les visées d’Abigail ne sont pas pécuniaires, elles sont sentimentales. En effet, la malheureuse est éper-dument amoureuse de John Proctor, qui est marié à Elizabeth. Lorsque le nom de cette dernière franchit les lèvres pleines de fiel d’Abigail, l’hystérie collective a déjà atteint son paroxysme.


Écrite en 1953, la pièce La chasse aux sorcières, d’Arthur Miller, se voulait une métaphore à peine voilée de la chasse aux sorcières qui avait alors cours à Hollywood avec dans le rôle du Grand Inquisiteur l’ambitieux sénateur Joseph McCarthy. Ami de longue date du cinéaste Elia Kazan, Miller avait été consterné de voir celui-ci se mettre à table à la Commission des affaires antiaméricaines et «nommer des noms», ruinant instantanément réputations et carrières. Succès modeste lors de sa création à Broadway cette année-là, La chasse aux sorcières devint rapidement la pièce la plus souvent reprise de l’auteur de La mort d’un commis voyageur. Elle est aujourd’hui considérée à juste titre comme un chef-d’oeuvre.


Réalisée par le cinéaste britannique Nicholas Hynter (La folie du roi George), l’adaptation cinématographique de 1996 bénéficie d’un scénario signé par Arthur Miller lui-même. La profondeur psychologique est là, le sens du récit également. Le travail d’acteur est impeccable. En couple condamné, Daniel Day-Lewis et Joan Allen sont fabuleux.


Dans le rôle ingrat de l’antipathique Abigail, Wynona Ryder rappelle qu’elle possède un réservoir de talent énorme. À découvrir.

 
 
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