À voir le jeudi 18 avril - La ruée payante
Les diamants du pôle
TV5, 19h
Les mines de diamants sont rares, très rares. Le Québec, riche en ressources minérales de toutes sortes, ne compte qu’un seul projet de mine de diamants qui soit bien avancé, celui de Stornoway Diamond Corporation, situé dans le secteur reculé des monts Otish.
Mais le Canada compte d’autres régions où on retrouve des gisements importants de cette pierre de plus en plus recherchée, notamment dans le secteur de la joaillerie. Le documentaire Les diamants du pôle, présenté aujourd’hui sur les ondes de TV5, présente le cas plus grand que nature de la mine de Diavik, située dans les Territoires du Nord-Ouest, à 300 kilomètres au nord de Yellowknife. Ce projet minier est contrôlé par Rio Tinto, dont le chiffre d’affaires dépasse les 100 millions de dollars par année.
La mine en tant que telle est constituée essentiellement de deux immenses fosses entourées de digues qui ont permis d’assécher le site, autrefois situé sous un lac de grande superficie. Des galeries permettent maintenant d’atteindre de plus grandes profondeurs pour exploiter le gisement de diamants, situé dans des formations rocheuses créées à la suite d’éruptions volcaniques. Le tout demande beaucoup de machinerie et des centaines d’employés. On présente d’ailleurs dans le détail l’ensemble des étapes de l’exploitation.
Mais dans l’ensemble, on croirait plutôt visionner un publireportage, tant le regard est complaisant. Un ingénieur-géologue de l’entreprise mentionne ainsi qu’une fois l’exploitation terminée, les digues seront brisées et la mine sera noyée. Pas un mot sur les possibles impacts environnementaux d’une telle opération. Et on revient constamment sur les difficultés liées aux longs hivers du Nord canadien, sur les grands espaces, sur les investissements que doivent faire des multinationales multimilliardaires pour lancer de tels projets, etc.
Le tout se termine sur une musique d’opéra jumelée à des images de camions de 200 tonnes qui sont utilisés pour transporter le minerai brut. Bref, exploiter une telle mine tiendrait du sacrifice quasi héroïque, et non de la volonté de faire des profits.








