Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

À voir le dimanche 14 avril - Le don de soi

13 avril 2013 | François Lévesque | Télévision

Cinéma
Des hommes et des dieux

Télé-Québec, 21h

L’ordre des frères cisterciens se caractérise par sa recherche d'une vie simple et son dévouement à la prière monastique sous toutes ses formes: liturgie des heures, oraison, recueillement, etc. Les cisterciens tiennent par ailleurs le travail manuel en haute estime, car la réalisation de ce dernier favoriserait un état d’esprit propice à la prière. Contemplatif et axé sur le silence, l’ordre cistercien doit logiquement vivre en retrait du monde. Un monastère situé en montagne, en pleine nature, par exemple. C’était le cas de celui des moines de Tibhirine, en Algérie.


Dans les années 1990, cette petite communauté y mène une vie empreinte d’humilité et de dévouement. Autosuffisant, leur monastère sert en effet de dispensaire à la population locale. Bien qu’ils soient entourés de musulmans, les frères cohabitent paisiblement avec leurs voisins, chacun respectant les croyances de l'autre.


Mais voilà qu’éclate la guerre civile en Algérie. Et que se déploie sur le pays la décennie noire.


D’un côté, le gouvernement et son armée; de l’autre, des groupes islamistes radicaux. Conscients de la violence qui gronde et du danger qui rôde, les moines poursuivent leurs prières, leur routine. Parce qu’ils sont humains, ils éprouvent de la peur, ils doutent.


La nuit de Noël, une faction armée fait irruption dans le monastère. Le drame est évité, mais pour combien de temps? Les moines doivent-ils partir ou rester?


Ne vivent-ils pas là le test ultime de leur foi?


Réalisateur hyperdoué du film Le petit lieutenant, Xavier Beauvois est arrivé avec ce quatrième long métrage à une maturité cinématographique éblouissante. On sent l’influence d’Alain Cavalier et de son chef-d’oeuvre Thérèse dans le traitement visuel, certes naturaliste, mais empreint d’une poésie rêche, presque douloureuse. Austère mais jamais ennuyeux, Des hommes et des dieux induit une sorte de transe propice, ô surprise, à la réflexion, au recueillement. Pendant deux heures, Xavier Beauvois fait du spectateur un neuvième moine.

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel