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À voir le jeudi 4 avril - L’envers du pays des merveilles

Cinéma
Le labyrinthe de Pan

Artv, 23h

Il est rare qu’on assiste à la première d’un film en ayant la certitude, au bout d’un court moment, que l’on est en train de regarder un chef-d’oeuvre en devenir. À sa sortie en 2006, Le labyrinthe de Pan fit cet effet à beaucoup de monde, y compris à des gens habituellement réfractaires au fantastique, au merveilleux et, oui, à l’horreur.


Campé dans l’Espagne franquiste de 1944, Le labyrinthe de Pan est essentiellement conté du point de vue d’Ofélia, une fillette dont la mère est enceinte de son second mari, le capitaine Vidal. Ayant fraîchement déménagé dans les montagnes où son beau-père a été chargé de mater la rébellion, vestige de la guerre civile, Ofélia s’adapte à son nouvel environnement en s’abandonnant à son imaginaire florissant. Bientôt, des créatures fantastiques commencent à surgir dans ce qu’elle croit être la réalité. Une réalité, au demeurant, pas très rose.


Tellement pourrait être dit... Sur la trame sonore exquise de Javier Navarrete, comme une berceuse entêtante... la direction photo extraordinaire de Guillermo Navarro... la mise en scène de Guillermo Del Toro qui parvient à un équilibre parfait entre le personnel et le spectacle, entre la petite et la grande histoire, entre l’horrible et le beau... les créatures effrayantes et merveilleuses dessinées par le cinéaste...


Le labyrinthe de Pan déploie une telle invention visuelle, une telle splendeur, que la forme à elle seule parvient à émouvoir. Ce phénomène, plus inusité qu’il n’y paraît quand on y réfléchit bien, constitue un vrai tour de force. Or le scénario est de la même tenue: complexe, richement symbolique et ancré dans un contexte historique puissant.


À la fin de 2009, le site spécialisé metacritic.com, qui compile toutes les critiques des médias écrits anglo-saxons, a révélé son palmarès pour les dix premières années du XXIe siècle intitulé «Les meilleurs films de la décennie». Il s’est avéré que Le labyrinthe de Pan avait été l’oeuvre la plus plébiscitée, un point tout juste devant 4 mois, 3 semaines et 2 jours.

 
 
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