Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    À voir le vendredi 15 mars - Un gène à la gloire du mâle violent

    Le gène du guerrier

    Explora, 21h

    Qu’ont en commun l’ancien chanteur de punk Henry Rollins, cinq adeptes de combat extrême et des motards au passé louche? Ils se disent habités par une rage intérieure. Victime d’intimidation à l’école primaire, le jeune Rollins devient un jour «fou furieux» et tabasse violemment ses agresseurs. Son tempérament violent s’affirme et le suit dans l’âge adulte.


    Et si c’était dans mes gènes? Ou alors mon enfance troublée serait-elle en cause? se demande le punk aujourd’hui grisonnant, entamant un périple pour découvrir s’il est porteur d’un supposé «gène du guerrier». Il convainc d’anciens membres de gang, des motards, des adeptes de combat extrême et... des moines bouddhistes de se livrer, avec lui, à un test génétique.


    Attention: l’expérience qui se déroule à l’écran n’a rien d’une étude scientifique rigoureuse. Surtout quand Rollins y va de ses très brillantes observations scientifiques sur les résultats.


    Violence, idées suicidaires, dépression, dépendances, troubles paniques, anxiété: ces dernières années, on a attribué des effets divers au gène MAOA, qui selon ses niveaux d’expression feraient passer le mâle du statut d’agneau innocent à celui de dangereux psychopathe. On a même «trouvé» une corrélation entre sa faible expression chez la femme et le bonheur!


    Les recherches établissant des corrélations, même douteuses, entre un gène et le fait d’être gai, à droite, généreux ou violent trouvent leur chemin rapidement dans les médias - et les revues scientifiques elles-mêmes sont avides de cette publicité. C’est d’ailleurs la prestigieuse revue Science qui a d’abord surnommé le gène MAOA le «gène du guerrier». Or la théorie est plutôt controversée. Alors, selon vous, qui des moines ou des motards sont davantage porteurs de cette «dangereuse» mutation pouvant justifier des actes de violence? Ce documentaire en profite par ailleurs pour nous exposer des actes de violence envers des femmes très dérangeants.


    «C’est un dur, impossible qu’il n’ait pas le gène», lance un des protagonistes avant le dévoilement du résultat. «On est des guerriers, mec!», se félicite l’autre. «Des guerriers suprêmes!», se réjouit son ami... Et le problème réside probablement plus dans ces quelques mots que dans un quelconque gène: dans cette association glorieuse entre virilité et violence, entre masculinité et brutalité.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires

    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.