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    À voir le samedi 9 mars - Pas subtil, mais chaleureux

    Cinéma
    L’éveil d’un champion

    V, 18h30

    Memphis, dans l’État du Tennessee, à la fin des années 1990. Même si les tensions raciales se sont quelque peu estompées, il n’en demeure pas moins que les Blancs vivent d’un côté et les Noirs, de l’autre. Femme d’affaires prospère épouse d’un millionnaire, sudiste, chré-tienne et républicaine jusque dans ses gènes, Leigh Anne Tuhoy s’apprête sans le savoir à provoquer une petite révolution non seulement dans son entourage, mais également au sein de la vénérable institution qu’est le football américain.


    En effet, un soir que son mari, leurs deux enfants et elle rentrent d’un spectacle scolaire, elle repère un adolescent afro-américain au bord du chemin. Malgré le froid, il ne porte qu’un t-shirt et un short. Il s’appelle Michael Oher, dit «Gros Mike»: seize ans, sept pieds, 250 livres et sans domicile fixe, même s’il fréquente la même école que les enfants Tuhoy où, comme le remarquera plus tard Leigh Anne, il fait l’effet d’une mouche dans un seau de lait. Mais cela, c’est après qu’elle l’a ramené à la maison et que la famille a décidé d’adopter le jeune homme dont les dons naturels pour le football sont court-circuités par son incapacité à infliger de la douleur à autrui.


    L’éveil d’un champion est basé sur une histoire vraie. Les noms n’ont pas été changés.


    C’est édifiant, ça fait chaud au coeur, ça fait verser une larme, ça redonne foi en l’humanité. Ce n’est jamais subtil, c’est même parfois bassement mani-pulateur, et la mise en scène est difficile à discerner. Heureusement, dans ce type de productions, l’intérêt réside ailleurs, c’est-à-dire dans l’efficacité (ou non) de la mécanique mélodramatique. Et ici, elle fonctionne.


    Cela étant, l’atout principal de L’éveil d’un champion réside dans l’interprétation à la fois tendre et féroce de Sandra Bullock, gagnante d’un Oscar et qui, à l’instar de Julia Roberts dans Erin Brockovich (elle aussi repartie avec la statuette après avoir interprété une femme réelle au tempérament plus grand que nature), s’est vu confier plusieurs répliques savoureuses. Dommage, simplement, qu’un Steven Soderbergh ne se soit pas trouvé derrière la caméra cette fois encore.













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