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    À voir le lundi 11 mars - La réalité du mal

    Einsatzgruppen, les commandos de la mort

    TV5, 20h

    Les nazis ont perdu la guerre, mais pas celle qu’ils ont menée contre les Juifs, qui ont été massacrés par millions en Europe. Dans le lexique codé d’euphémismes bureaucratiques des criminels allemands, les Einsatzgruppen, les «groupes d’intervention», étaient des unités de miliciens, de policiers et de soldats chargés de l’assassinat systématique des «ennemis» du Reich. Ces groupes suivaient l’armée régulière à l’Est, où ils organisaient des massacres de masse.


    Le documentaire en deux volets revient sur cette infernale histoire de la Deuxième Guerre mondiale. Le film se base sur des témoignages recueillis dans les pays baltes, en Ukraine, en Allemagne, en Israël et aux États-Unis. D’anciens bourreaux et des survivants racontent l’horreur alors que des images d’archives souvent inédites défilent.


    La première partie parle des premiers massacres, en 1941, après le déclenchement de l’opération Barbarossa. La deuxième évoque la tentative de liquider les preuves de cette Shoah par balle alors que le génocide devient extrêmement méthodique. Les ghettos sont vidés et les camps de la mort travaillent à plein régime. Les techniciens visent la liquidation de 11 millions de Juifs européens et nord-africains dans les chambres à gaz standardisées.


    Le documentaire se termine sur les rares procès des meurtriers de masse. Sur les 3000 membres des Einsatzgruppen responsables de l’assassinat de millions de personnes, seuls 200 eurent à répondre de leurs actes. En plus, beaucoup des condamnés ont été relâchés au bout de quelques années parce que les vainqueurs voulaient amadouer l’opinion publique allemande au moment de la guerre froide.


    Le sujet, insupportable, fait trembler de honte pour la réalité du mal, ce que l’humain est capable de faire à l’humain. Le documentaire fait aussi prendre conscience de l’étendue généralisée des complicités.


    Un film de famille inséré dans le documentaire montre des images tournées par un soldat en permission rentré chez lui après un an sur le front de l’Est, où il a vu tant de choses. Sa jeune soeur vient de lui demander de l’aider à se débarrasser de ses vieux jouets. Le soldat pend les peluches au-dessus d’un bûcher et y met le feu...













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