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À voir le vendredi 20 juillet - L’autisme en images

14 juillet 2012 | Amélie Gaudreau | Télévision

Cinéma
Temple Grandin

Radio-Canada, 19h

Disons-le d’entrée de jeu : si les films produits pour la télévision pouvaient tous être de ce calibre, le petit écran pendrait du gallon auprès de ses détracteurs. Il est vrai que ce téléfilm a été produit par HBO, autant dire qu’il porte un sceau d’excellence télévisuelle, les navets n’étant pas chose courante à la chaîne câblée américaine.


Au-delà de ces considérations, cette production racontant de façon plutôt originale l’existence assez bien remplie de Temple Grandin, une autiste devenue célèbre grâce à ses innovations, qui ont rendu moins pénible la fin de vie du bétail dans les ranches et abattoirs, mais aussi grâce à ses livres où elle explique comment elle vit ce trouble du comportement passablement envahissant. La dame est toujours en vie et très active : elle enseigne à l’Université du Colorado et fait souvent des conférences, autant sur la santé animale que sur sa « maladie ». On a pu la voir toute en verve et en excitation lorsque le téléfilm a remporté un prix aux Golden Globes.


L’actrice Claire Danes, la lauréate du Golden Globe (et aussi d’un Emmy), est éblouissante dans la peau de cette drôle de dame, dans ses jeunes années, à l’école secondaire, à l’université, sur les terres de sa tante texane, où elle sera pour la première fois en contact avec des troupeaux, et sur les lieux de ses stages, où elle élaborera ses premiers prototypes d’enclos.


L’autre vedette (à l’exception des merveilleux acteurs de soutien que sont Catherine O’Hara, Julie Ormond et David Strathairn) est sans contredit l’autisme, que l’on voit de l’intérieur, comme elle l’a décrit dans son ouvrage An Inside View of Autism. La caméra de Mick Jackson nous montre les images qui viennent en tête à l’héroïne à l’écoute de ses interlocuteurs et illustre de façon éloquente la panique qui l’envahit lors de moments stressants. Il est plutôt rare au cinéma de « visualiser » ce trouble pourtant relativement répandu. C’est pourquoi, au-delà de toutes ses qualités, ce téléfilm vaut franchement le détour.

 
 
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