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À voir le mercredi 27 juin - Comment survivre à l'impensable?

Cinéma
Le choix de Sophie

Artv, 21h

En 1982, le nom de Meryl Streep était sur les lèvres d’à peu près tous les critiques et tous les amoureux de cinéma. Après avoir simultanément fait mouche en 1979 chez Woody Allen (Manhattan) et Robert Benton (Kramer vs Kramer, Oscar à la clé), celle qu’on avait repérée dès Voyage au bout de l’enfer avait depuis ébloui dans La maîtresse du lieutenant français, faisant du coup se demander à plusieurs s’il était des rôles que cette beauté atypique ne savait jouer.

Puis vint Le choix de Sophie, et plus jamais la question ne se posa. Fidèlement adapté par Alan J. Pakula du roman de William Styron, ce récit bouleversant est narré par Stingo, un dramaturge se remémorant ses premiers mois passés à Brooklyn en 1947.

C’est dans la maison de chambres où il a trouvé à se loger que cet apprenti écrivain fait la connaissance de Sophie et Nathan, un couple extravagant qui entretient une relation tumultueuse. Fasciné par eux, et par Sophie en particulier, une immigrante polonaise, Stingo accepte les invitations et les marques d’amitié malgré les épisodes abusifs de Nathan, un homme jaloux et caractériel. Quand, une nuit, ce dernier va trop loin, Sophie et Stingo se réfugient dans une chambre d’hôtel où, espérant s’en libérer, la première relate au second un douloureux passé déjà partiellement évoqué. Bien qu’elle en eût réchappé, il appert qu’une part de Sophie mourut à Auschwitz...


Pakula (Klute, Les hommes du président) affirma que la métamorphose de Meryl Streep, qui dut batailler pour le rôle, était déjà totale lors des bouts d’essai. Auréolée d’un Oscar et d’une pléthore d’autres distinctions, sa composition compte toujours parmi les plus prisées du septième art. Magnifiée par la direction photo amoureuse de Nestor Almendros et par la mise en scène évocatrice d’Alan J. Pakula, Meryl Streep est en effet parvenue à une incarnation totale et marquante de laquelle elle a toutefois réussi à s’affranchir. Cela, peut-être plus que la performance elle-même, en dit long sur la magnitude de son talent, qui lui valut une troisième statuette cette année.

 
 
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