À voir le samedi 16 juin - Coup de circuit
Cinéma
Un été sans point ni coup sûr
SRC, 19h
Car voilà un récit d’apprentissage intelligent, bien écrit et bien observé, et bourré de beaux moments, qui plus est mis en scène avec énergie et sensibilité par le toujours inspiré réalisateur de Mémoires affectives et Une jeune fille à la fenêtre.
Campée en 1969 à l’arrivée des Expos à Montréal, l’intrigue relate les espoirs et tribulations du jeune Martin (Pier-Luc Funk, irrésistible) qui, après avoir été exclu de l’équipe de baseball de sa paroisse par un coach arrogant (Roy Dupuis, merveilleux dans un contre-emploi), tente de faire son chemin dans celle que monte maladroitement son père (Patrice Robitaille, comme d’habitude formidable), qui lui n’y connaît pas grand-chose. À la maison, maman (touchante Jacinthe Laguë) se familiarise avec le féminisme.
Un été sans point ni coup sûr brode sur l’un des thèmes favoris du cinéma d’ici: la relation père-fils. Bien développé, cet aspect constitue l’un des coeurs palpitants d’une histoire qui en compte plusieurs, la soif d’émancipation du personnage de la mère en étant un autre, tout comme le cheminement du père qui se sent inadéquat vis-à-vis de son fils et dépassé par rapport aux revendications de son épouse.
Travaillant main dans la main avec son directeur photo habituel, le formidablement doué Steve Asselin (Borderline, À l’origine d’un cri), Francis Leclerc opte pour une recréation réaliste de l’époque tout en l’infusant d’une note de fantaisie charmante. Un visionnement idéal à la veille de la fête des Pères.








