À voir à la télévision le mardi 7 février - L'autre Popeye
À retenir
- Cinéma
- La filière française
- Artv, 22h
Aujourd'hui encore, dans l'esprit des cinéphiles, le nom William Friedkin demeure associé à l'infiniment influent et l'infiniment éprouvant chef-d'œuvre de l'épouvante qu'est L'exorciste. C'était en 1973 et, malgré plusieurs films intéressants passés sous le radar (Sorcerer, La chasse, Enragé, Bug), son étoile jadis aveuglante semble à jamais avoir cessé de luire dans le firmament hollywoodien. Une étoile qui commença à briller de mille feux dès 1971, lorsque La filière française, qui devint le premier film-signature de Friedkin, prit d'assaut les écrans.
Inspiré par les tribulations réelles de deux policiers new-yorkais et basé sur l'ouvrage qui leur fut consacré, La filière française change les noms mais privilégie une approche quasi documentaire. Comme Macadam Cowboy peu avant, le film de Friedkin montre un New York bruyant, sale, dangereux même, mais vivant, immédiat, et surtout richement ethnique.
Le film relate la traque que mène un policier pugnace contre un narcotrafiquant français qui importe de l'héroïne aux États-Unis en passant par Marseille. Gene Hackman, inoubliable dans une interprétation qui lui valut l'Oscar du meilleur acteur, incarne le premier, face à Fernando Rey, impeccable dans le rôle du second. Dans celui du partenaire de Hackman, Roy Scheider (Les dents de la mer) est également formidable.
Mais la vedette, c'est la réalisation de William Friedkin. Il faut se replacer dans le contexte de l'époque: le type venait d'adapter, fort bien d'ailleurs, deux pièces de théâtre, L'anniversaire de Harold Pinter et Les garçons de la bande de Mart Crowley. En passant sans crier gare — et sans heurt — du huis clos au drame policier à grand déploiement (la poursuite de voitures tournée à Brooklyn est passée à l'histoire, à raison), le cinéaste montra une polyvalence peu commune dont, ironiquement, critique et public ne parurent pas trop savoir quoi faire passés les deux triomphes que furent La filière française et L'exorciste.
Cinéma: La filière française
Artv, 22h
Inspiré par les tribulations réelles de deux policiers new-yorkais et basé sur l'ouvrage qui leur fut consacré, La filière française change les noms mais privilégie une approche quasi documentaire. Comme Macadam Cowboy peu avant, le film de Friedkin montre un New York bruyant, sale, dangereux même, mais vivant, immédiat, et surtout richement ethnique.
Le film relate la traque que mène un policier pugnace contre un narcotrafiquant français qui importe de l'héroïne aux États-Unis en passant par Marseille. Gene Hackman, inoubliable dans une interprétation qui lui valut l'Oscar du meilleur acteur, incarne le premier, face à Fernando Rey, impeccable dans le rôle du second. Dans celui du partenaire de Hackman, Roy Scheider (Les dents de la mer) est également formidable.
Mais la vedette, c'est la réalisation de William Friedkin. Il faut se replacer dans le contexte de l'époque: le type venait d'adapter, fort bien d'ailleurs, deux pièces de théâtre, L'anniversaire de Harold Pinter et Les garçons de la bande de Mart Crowley. En passant sans crier gare — et sans heurt — du huis clos au drame policier à grand déploiement (la poursuite de voitures tournée à Brooklyn est passée à l'histoire, à raison), le cinéaste montra une polyvalence peu commune dont, ironiquement, critique et public ne parurent pas trop savoir quoi faire passés les deux triomphes que furent La filière française et L'exorciste.
Cinéma: La filière française
Artv, 22h
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