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À voir à la télévision le lundi 6 février - Évolution 101

Amélie Daoust-Boisvert   4 février 2012  Télévision

À retenir

    • Planète Science: Ce que Darwin ne savait pas encore
    • Télé-Québec, 20h
Quand le jeune naturaliste Charles Darwin s'embarque sur le Beagle en 1831 pour voguer de l'Angleterre aux îles Galápagos en passant par l'Afrique et Amérique du Sud, il est toujours de bon ton de croire que Dieu a créé le ciel, la terre et toutes les espèces en six jours et se reposa le septième. Mais le jeune collectionneur ramène avec lui 13 espèces de pinson qui vont faire trembler cette vision: les espèces évoluent, et ce moteur, c'est la reproduction des individus les mieux adaptés à leur environnement.

Pendant les cinq ans que dure ce voyage autour du monde, le jeune Darwin collectionne de tout: plantes, roches, fossiles, animaux... La théorie de l'évolution ne s'impose pas d'emblée: ce n'est qu'en 1859 qu'il publie De l'origine des espèces, le livre qui allait faire scandale et qu'encore aujourd'hui on tente d'occulter dans des écoles primaires américaines.

Pendant des années, il observe les spécimens rapportés de son voyage long de cinq ans. Les pinsons le fascinent particulièrement: pourquoi donc 13 espèces, réparties sur des îles différentes de l'archipel des Galápagos, avec des becs à la morphologie différente?

On sait aujourd'hui qu'ils sont des variations d'une espèce initiale. Les sources de nourriture étant différentes d'île en île, les individus à gros becs survivaient et se reproduisaient mieux sur l'une, alors que ceux au bec long et fin avaient plus de succès sur l'île voisine.

Attribuer la paternité de la théorie de l'évolution à Darwin, c'est bien, mais la confiner à ses ouvrages est réducteur. La découverte de l'ADN, au milieu du XXe siècle, a tout changé: la génétique a permis de comprendre comment l'évolution est possible. Le génie de Darwin est peut-être là: avoir élaboré une théorie souvent juste en ignorant les fondements mêmes qui la rendent possible. Alors qu'on s'attarde longtemps sur la vie de Darwin dans ce documentaire, on survole ensuite les bases de la génétique qui permettent de comprendre l'évolution des espèces.

Pinsons des îles Galápagos, drosophiles et le petit poisson nommé épinoche: on a droit à tous les clichés de la biologie dans ce documentaire au ton didactique en deux parties. Si bien qu'on se croit plutôt devant un cours d'évolution 101 qu'autre chose. Dommage, car le titre suscitait des attentes plus élevées.

Planète Science: Ce que Darwin ne savait pas encore
Télé-Québec, 20h
 
 
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