À voir à la télévision le samedi 4 février - Ah! Dieu que la guerre est jolie!
À retenir
- Cinéma
- Des hommes d'influence
- Télé-Québec, 22h35
À la fin des années 1990, deux excellents films tirés de romans à clés furent produits à Hollywood: le cynique Couleurs primaires et le cinglant Des hommes d'influence. Le second, coscénarisé par David Mamet et mis en scène par Barry Levinson, met en vedette Robert De Niro et Dustin Hoffman. Tous se montrent à la hauteur de leurs réputations respectives.
La prémisse est aussi écoeurante qu'accrocheuse: dans la quiétude feutrée de la Maison-Blanche, le président est surpris à peloter une girl-scout. À deux semaines des élections. Panique à bord: il faut tuer le scandale dans l'oeuf. En de telles occasions (on devine qu'il y en eut d'autres), on appelle Conrad Brean, un homme mystère passé maître dans l'art de diriger l'opinion publique.
Brean a tôt fait de s'adjoindre les services d'un producteur hollywoodien, Stanley Motss, qu'il charge de créer de toutes pièces une guerre entre les États-Unis et l'Albanie. Dans le confort d'un vaste studio, Brean et Motss fabriquent pour les bulletins de nouvelles des images d'archives relevant de la plus pure fiction. Une fiction si bien ficelée que l'électorat tombe dans le panneau, et nous avec lui.
Des hommes d'influence demeure le film le plus achevé de Barry Levinson, un réalisateur éclectique au goût généralement sûr, capable d'oeuvres personnelles intéressantes (Diner, Souvenirs de collège), de commandes haut de gamme (La première aventure de Sherlock Holmes, La correction, ce dernier mettant également en vedette De Niro et Hoffman) et d'un nanar occasionnel (Sphere).
Cela dit, Des hommes d'influence doit beaucoup au scénario, d'une rare efficacité, qui, à l'instar de celui de Couleurs primaires, assume son point de vue jusqu'à la fin, quitte à déplaire au spectateur qui aime ses dénouements heureux ou, au minimum, empreints d'espoir.
Visuellement, le film baigne dans la lumière clinique de Robert Richardson (le complice de Martin Scorsese), dont les éclairages caractéristiques rappellent ceux d'une salle d'opération. Quand on passe la classe politique au scalpel, c'est de circonstance.
Cinéma / Des hommes d'influence
Télé-Québec, 22h35
La prémisse est aussi écoeurante qu'accrocheuse: dans la quiétude feutrée de la Maison-Blanche, le président est surpris à peloter une girl-scout. À deux semaines des élections. Panique à bord: il faut tuer le scandale dans l'oeuf. En de telles occasions (on devine qu'il y en eut d'autres), on appelle Conrad Brean, un homme mystère passé maître dans l'art de diriger l'opinion publique.
Brean a tôt fait de s'adjoindre les services d'un producteur hollywoodien, Stanley Motss, qu'il charge de créer de toutes pièces une guerre entre les États-Unis et l'Albanie. Dans le confort d'un vaste studio, Brean et Motss fabriquent pour les bulletins de nouvelles des images d'archives relevant de la plus pure fiction. Une fiction si bien ficelée que l'électorat tombe dans le panneau, et nous avec lui.
Des hommes d'influence demeure le film le plus achevé de Barry Levinson, un réalisateur éclectique au goût généralement sûr, capable d'oeuvres personnelles intéressantes (Diner, Souvenirs de collège), de commandes haut de gamme (La première aventure de Sherlock Holmes, La correction, ce dernier mettant également en vedette De Niro et Hoffman) et d'un nanar occasionnel (Sphere).
Cela dit, Des hommes d'influence doit beaucoup au scénario, d'une rare efficacité, qui, à l'instar de celui de Couleurs primaires, assume son point de vue jusqu'à la fin, quitte à déplaire au spectateur qui aime ses dénouements heureux ou, au minimum, empreints d'espoir.
Visuellement, le film baigne dans la lumière clinique de Robert Richardson (le complice de Martin Scorsese), dont les éclairages caractéristiques rappellent ceux d'une salle d'opération. Quand on passe la classe politique au scalpel, c'est de circonstance.
Cinéma / Des hommes d'influence
Télé-Québec, 22h35
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