Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    À voir à la télévision le jeudi 2 février - Voyage au bout de la nuit

    28 janvier 2012 |François Lévesque | Télévision
    • Cinéma
    • La traversée de Paris
    • TFO, 21h
    Marcel Martin est chauffeur de taxi à Paris. Nous sommes en 1943 et la ville est occupée par les nazis: c'est dire que les affaires ne sont pas terribles. Aussi, pour joindre les deux bouts, Marcel transporte-t-il des «colis» sans trop poser de questions, pour peu que les francs soient au rendez-vous. En ces temps difficiles, le marché noir est une solution qui en vaut une autre.

    Sa plus récente livraison, Marcel (Bourvil) doit la faire à pied. Elle consiste, oui, à traverser Paris afin de livrer à un restaurateur quatre valises dans lesquelles se trouvent dispersés les restes d'un cochon découpé. Il va sans dire que Marcel ne peut s'acquitter seul de la tâche et il a prévu l'aide d'un complice. Or, malheur, ce dernier est arrêté le même jour. C'est ainsi que, par un concours de circonstances qu'il convient de ne pas révéler, Marcel recrute un certain Grandgil (Jean Gabin) qui n'a pas la langue dans sa poche et qui, à mesure qu'ils se rapprochent de leur destination, transforme un simple périple nocturne en véritable odyssée existentielle.

    D'aucuns estiment que La traversée de Paris est le meilleur film du réalisateur Claude Autant-Lara (La beauté du diable, L'auberge rouge), une assertion qui tient la route. J'ai personnellement un faible pour En cas de malheur, avec le même Gabin, film tiré d'un roman de Simenon, mais il est vrai que La traversée de Paris possède un supplément d'âme, une dimension quasi mythique dans sa recréation (en studios!) de la Ville lumière occupée.

    Il ne l'a pas eu facile, Claude Autant-Lara. En dépit de succès populaires, sa cote ne fut jamais bien élevée auprès de la critique, surtout celle, aussi impitoyable qu'à la mode, des Cahiers du cinéma. François Truffaut, en particulier, en fit un défouloir de prédilection, prenant notamment Le rouge et le noir, un film lourdement académique et paradoxalement atypique dans l'oeuvre empreinte d'humour noir d'Autant-Lara, comme preuve de la ringardise de ce dernier. Comme c'est souvent le cas, l'histoire s'est chargée de remettre les choses en perspective.

    Cinéma: La traversée de Paris
    TFO, 21h
     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel