À voir à la télévision le mercredi 25 janvier - Potiche, mais pas cruche
À retenir
- Cinéma
- Potiche
- Super écran, 19h15
Au fil des ans, le cinéaste français François Ozon s'est révélé aussi habile à forger des drames intimes et fins (Sous le sable, Le refuge) que des comédies aussi colorées qu'insolites (Gouttes d'eau sur pierres brûlantes, 8 femmes). Comme ces deux derniers titres, Potiche est une adaptation — hilarante — d'une pièce de théâtre. Ce coup-ci, en se la jouant un peu plus (mais à peine) profil bas côté forme, Ozon s'est trouvé à soigner davantage le fond.
La ville industrielle de Sainte-Gudule, dans le nord de la France, en 1977. Suzanne Pujol (Catherine Deneuve, drôlissime) mène une existence oisive et ennuyeuse. Fille du fondateur d'une usine de parapluies prospère, elle a épousé Robert Pujol (Fabrice Luchini, parfait), devenu directeur de ladite usine. Elle a mis au monde deux enfants à présent adultes: Laurent (Jérémie Renier, en mode Claude François) et Joëlle (Judith Godrèche, en mode Farrah Fawcett). On attend de Suzanne qu'elle soit élégante, souriante, attentive et, surtout, qu'elle se taise. Alors, Suzanne s'évade en joggant dans la nature et en écrivant des poèmes dans un petit carnet.
Puis un jour, c'est la commotion: on déclenche la grève à l'usine et on séquestre le patron (qui est aussi déplaisant avec ses employés qu'avec son épouse). Envoyé au soleil pour se remettre, Robert cède les rênes de l'usine à Suzanne sur le conseil de Maurice Babin, le député-maire communiste. Or la seconde se révèle une bien meilleure gestionnaire que son mari. Aussi, lorsque celui-ci rapplique, c'est lui qui se voit contraint (pour combien de temps?) de jouer la potiche.
Avec beaucoup d'intelligence, François Ozon ne s'est pas contenté d'adapter la pièce originale. En effet, Potiche était presque devenu un spectacle solo, celui de feu Jacqueline Maillan. Ozon, qui aime soigner ses rôles de soutien, a procédé à une recalibration des répliques, dont plusieurs furent détournées. D'autre part, dans un souci d'enrichir le personnage principal, du matériel inédit fut ajouté, notamment cette allocution finale lors de laquelle Suzanne reprend des éléments de discours de Ségolène Royal. C'est dire qu'Ozon n'entendait pas uniquement faire rire...
Cinéma: Potiche
Super écran, 19h15
La ville industrielle de Sainte-Gudule, dans le nord de la France, en 1977. Suzanne Pujol (Catherine Deneuve, drôlissime) mène une existence oisive et ennuyeuse. Fille du fondateur d'une usine de parapluies prospère, elle a épousé Robert Pujol (Fabrice Luchini, parfait), devenu directeur de ladite usine. Elle a mis au monde deux enfants à présent adultes: Laurent (Jérémie Renier, en mode Claude François) et Joëlle (Judith Godrèche, en mode Farrah Fawcett). On attend de Suzanne qu'elle soit élégante, souriante, attentive et, surtout, qu'elle se taise. Alors, Suzanne s'évade en joggant dans la nature et en écrivant des poèmes dans un petit carnet.
Puis un jour, c'est la commotion: on déclenche la grève à l'usine et on séquestre le patron (qui est aussi déplaisant avec ses employés qu'avec son épouse). Envoyé au soleil pour se remettre, Robert cède les rênes de l'usine à Suzanne sur le conseil de Maurice Babin, le député-maire communiste. Or la seconde se révèle une bien meilleure gestionnaire que son mari. Aussi, lorsque celui-ci rapplique, c'est lui qui se voit contraint (pour combien de temps?) de jouer la potiche.
Avec beaucoup d'intelligence, François Ozon ne s'est pas contenté d'adapter la pièce originale. En effet, Potiche était presque devenu un spectacle solo, celui de feu Jacqueline Maillan. Ozon, qui aime soigner ses rôles de soutien, a procédé à une recalibration des répliques, dont plusieurs furent détournées. D'autre part, dans un souci d'enrichir le personnage principal, du matériel inédit fut ajouté, notamment cette allocution finale lors de laquelle Suzanne reprend des éléments de discours de Ségolène Royal. C'est dire qu'Ozon n'entendait pas uniquement faire rire...
Cinéma: Potiche
Super écran, 19h15
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