À voir à la télévision le samedi 7 janvier - «T'as un trou dans ta mitaine...»
Les scènes d'amour, lorsque la magie opère, ont le don de demeurer gravées dans les mémoires des cinéphiles. Souvent, les répliques y sont pour beaucoup. Lorsque Jean Gabin déclare à Michèle Morgan «T'as de beaux yeux, tu sais» ou que Humphrey Bogart rappelle à Ingrid Bergman «Nous aurons toujours Paris», difficile de ne pas fondre. Il y a la France, il y a Hollywood, mais le Québec n'est pas en reste. Notre cinématographie nationale possède en effet quelques scènes d'amour, certes moins légendaires, mais néanmoins marquantes, merci bien.
Comment oublier Geneviève Bujold et Richard Jordan s'étreignant passionnément dans Kamouraska, par exemple? Et que dire de La guerre des tuques?
Oui, oui! Ce premier baiser entre Luc Chicoine et Sophie Tremblay, des préados, tout juste, est bel et bien passé à l'histoire. La nôtre, en tout cas. Et là encore, c'est la parole, davantage que le geste, qui a contribué à mythifier la scène. Luc: «T'as de la neige, là.» Sophie: «T'as un trou dans ta mitaine.» Vous vous en souvenez?
Réalisé par André Melançon et écrit par Roger Cantin et Danyèle Patenaude, La guerre des tuques demeure la production familiale la plus célèbre de Roch Demers. Toute une génération (j'en suis et assume mon enthousiasme) a été marquée par cette histoire d'hiver, un beau récit d'enfance qu'on revisite avec une nostalgie certaine. Partant du motif connu de la rivalité entre deux bandes d'enfants (genre La guerre des boutons), le scénario intègre intelligemment le contexte hivernal québécois. Avec économie et efficacité, les auteurs procèdent aux présentations des personnages (attachants), à la mise en place du conflit, à son déroulement riche d'imprévus et de trouvailles logistiques, puis, message oblige, au dénouement crève-coeur, question de rappeler qu'il n'est point de guerres sans victimes collatérales.
La guerre des tuques a un peu vieilli sur le plan technique, force est de le constater, mais sa vision du monde demeure pertinente. Son romantisme enfantin, lui aussi, apparaît un brin désuet. Pas certain que l'évolution a été pour le mieux.
La guerre des tuques
Télé-Québec, 21h50
Comment oublier Geneviève Bujold et Richard Jordan s'étreignant passionnément dans Kamouraska, par exemple? Et que dire de La guerre des tuques?
Oui, oui! Ce premier baiser entre Luc Chicoine et Sophie Tremblay, des préados, tout juste, est bel et bien passé à l'histoire. La nôtre, en tout cas. Et là encore, c'est la parole, davantage que le geste, qui a contribué à mythifier la scène. Luc: «T'as de la neige, là.» Sophie: «T'as un trou dans ta mitaine.» Vous vous en souvenez?
Réalisé par André Melançon et écrit par Roger Cantin et Danyèle Patenaude, La guerre des tuques demeure la production familiale la plus célèbre de Roch Demers. Toute une génération (j'en suis et assume mon enthousiasme) a été marquée par cette histoire d'hiver, un beau récit d'enfance qu'on revisite avec une nostalgie certaine. Partant du motif connu de la rivalité entre deux bandes d'enfants (genre La guerre des boutons), le scénario intègre intelligemment le contexte hivernal québécois. Avec économie et efficacité, les auteurs procèdent aux présentations des personnages (attachants), à la mise en place du conflit, à son déroulement riche d'imprévus et de trouvailles logistiques, puis, message oblige, au dénouement crève-coeur, question de rappeler qu'il n'est point de guerres sans victimes collatérales.
La guerre des tuques a un peu vieilli sur le plan technique, force est de le constater, mais sa vision du monde demeure pertinente. Son romantisme enfantin, lui aussi, apparaît un brin désuet. Pas certain que l'évolution a été pour le mieux.
La guerre des tuques
Télé-Québec, 21h50
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