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Lettres - Parlons paranormal

25 octobre 2011 | Louis Dubé - Président des Sceptiques du Québec, Montréal, le 20 octobre 2011 | Télévision
Lors de l'émission Les enfants de la télé, pour défendre son émission Rencontres paranormales, Chantal Lacroix a dit qu'on est libre de croire à ce que l'on veut. Et une grande partie de l'auditoire, qui ne peut que dire oui à la liberté, semble avoir applaudi à son discours. Elle oublie cependant que, pour établir une vérité, c'est la prépondérance de la preuve et non la simple croyance qui devrait nous faire choisir une thèse plutôt qu'une autre.

Si Mme Lacroix est sincère, et nous n'avons aucune raison d'en douter, elle n'a manifestement pas fait ses devoirs. Elle dit appuyer sa confiance en Roger Mainville sur le fait qu'il lui ait dit des choses apparemment exactes sur son passé et son avenir. Elle devrait savoir qu'il y a bien des façons de berner les gens en leur racontant des histoires sur leur vie.

Mais ce qui est pire, c'est qu'elle refuse aussi, à mon avis sans raison valable, de considérer les nombreuses objections concrètes apportées soutenant une mystification de la part du médium Mainville, comme si elle était incapable d'évaluer objectivement le poids des preuves et des objections avancées.

Quand tout devient subjectif et soumis à la seule croyance, tout peut être vrai... Il faut avoir l'esprit ouvert, sans doute, mais trancher quand on dispose d'éléments concrets et rationnels nous rend bien plus libres que de croire sans preuve!

***

Louis Dubé - Président des Sceptiques du Québec, Montréal, le 20 octobre 2011
 
 
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