À voir à la télévision le lundi 24 octobre - L'homme qui dessinait tout le temps
À retenir
- Joann Sfar dessine de mémoire
- Artv, 23h25
Il vient d'avoir 40 ans. Il est au sommet de plus de 150 albums de bande dessinée ou livres illustrés — soit théoriquement une moyenne de trois par année depuis sa naissance — et, en moins d'une heure, ses fidèles vont finalement comprendre pourquoi: le bédéiste Joann Sfar dessine tout le temps, sur les terrasses des cafés, dans les restaurants, dans le train, dans son salon, dans les parcs... Tout le temps, en s'inspirant de ce qui se passe autour de lui pour mettre l'essence de la vie et de la condition humaine dans ses cases.
On comprend: l'homme derrière Le chat du rabbin (Dargaud), Noyé le poisson (L'Association), Le petit monde de Golem (L'Association), de la série Donjon, du Petit vampire et de Professeur Bell (Delcourt) a tout pour fasciner, le lecteur en général et Mathieu Amalric, l'acteur français, en particulier, qui pour Joann Sfar dessine de mémoire a décidé de passer de l'autre côté de la caméra pour traquer le créateur dans son habitat naturel.
Le résultat, lui, se savoure comme un voyage dans la tête de ce bédéiste passionné de philosophie — et de Serge Gainsbourg — que l'on retrouve entre Nice, la ville où il est né, et Paris, la ville où il façonne ses univers et qui se dévoile dans son aspect le plus compulsif. Après tout, on ne devient pas l'icône de la nouvelle bédé en se tournant les pouces.
Intimiste, lettrée, débordante de vrai, cette aventure télévisuelle pose dans l'ensemble un regard complet — mais pas complaisant — sur les contours d'une oeuvre riche et inspirante dont plusieurs dimensions (le conte, l'humour, la profondeur...) trouvent ici leurs explications: à le voir aller, on remarque que Sfar est finalement bien plus qu'un inventeur d'histoires en cases. C'est aussi un sceptique existentialiste qui trouve dans l'humanité qui s'agite autour de lui, dans ses origines juives et berbères, dans ses questionnements sur la mort, le deuil, l'après et le moment présent, ce moteur de création qu'il alimente partout, tout le temps, avec son crayon.
Joann Sfar dessine de mémoire
Artv, 23h25
On comprend: l'homme derrière Le chat du rabbin (Dargaud), Noyé le poisson (L'Association), Le petit monde de Golem (L'Association), de la série Donjon, du Petit vampire et de Professeur Bell (Delcourt) a tout pour fasciner, le lecteur en général et Mathieu Amalric, l'acteur français, en particulier, qui pour Joann Sfar dessine de mémoire a décidé de passer de l'autre côté de la caméra pour traquer le créateur dans son habitat naturel.
Le résultat, lui, se savoure comme un voyage dans la tête de ce bédéiste passionné de philosophie — et de Serge Gainsbourg — que l'on retrouve entre Nice, la ville où il est né, et Paris, la ville où il façonne ses univers et qui se dévoile dans son aspect le plus compulsif. Après tout, on ne devient pas l'icône de la nouvelle bédé en se tournant les pouces.
Intimiste, lettrée, débordante de vrai, cette aventure télévisuelle pose dans l'ensemble un regard complet — mais pas complaisant — sur les contours d'une oeuvre riche et inspirante dont plusieurs dimensions (le conte, l'humour, la profondeur...) trouvent ici leurs explications: à le voir aller, on remarque que Sfar est finalement bien plus qu'un inventeur d'histoires en cases. C'est aussi un sceptique existentialiste qui trouve dans l'humanité qui s'agite autour de lui, dans ses origines juives et berbères, dans ses questionnements sur la mort, le deuil, l'après et le moment présent, ce moteur de création qu'il alimente partout, tout le temps, avec son crayon.
Joann Sfar dessine de mémoire
Artv, 23h25
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