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À voir à la télévision le mercredi 19 octobre - Vivre dans la dignité

Bouchra Ouatik   15 octobre 2011  Télévision

À retenir

    Artisans du changement : le salaire de l'espoir
    • RDI
    • 20h
Pour une deuxième saison, les auteurs de la série documentaire Les artisans du changement nous présentent des hommes et des femmes qui proposent des solutions aux problèmes économiques, environnementaux ou sociaux autour d'eux. En dix épisodes, on découvre 30 «artisans» qui appliquent à leur façon les principes du développement durable.

Au premier épisode, Le salaire de l'espoir, le réalisateur Sylvain Braun nous raconte trois histoires. Leur point commun: les personnages rencontrés travaillent sans que leur labeur soit structuré ou valorisé. Malgré leurs efforts, ils n'arrivent pas à vivre décemment.

Dans le Burkina Faso rural, les techniques de construction des maisons sont désuètes. Avec la chaleur, les habitations en tôle deviennent de véritables fours, tandis que les maisons en charpente sont hors de prix, faute de bois. Deux frontières plus loin, les bergers peuls du Sénégal vendent leurs vaches pour la viande, mais ne parviennent à tirer aucun revenu du lait. La raison : les règles du commerce international font en sorte que le lait étranger se vend moins cher que le lait sénégalais. À Lima, capitale du Pérou, les quartiers riches et modernes côtoient les bidonvilles. Dans ces quartiers tellement pauvres que la Ville n'y ramasse pas les déchets, les cachineros (ou recycleurs) collectent et revendent ce qui peut encore servir pour un maigre gagne-pain.

Dans chaque histoire, un «artisan du changement» propose une solution, qu'il mettra en pratique avec les membres de ces communautés. Trouver une méthode de construction à la fois abordable et durable. Transformer le travail précaire des recycleurs en un métier respecté et lucratif. Mettre sur pied une industrie du lait 100 % sénégalaise pour les bergers peuls. Les solutions proposées ne sont pas miracu-leuses, mais c'est un premier pas pour faire avancer les choses, pour permettre aux gens de vivre avec dignité plutôt que de simplement survivre.

C'est le message porteur de chacun des épisodes de la série, qui nous emmène à travers les cinq continents et nous montre comment aborder autrement les grands problèmes de notre ère.
 
 
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  • Mario Plourde - Inscrit
    15 octobre 2011 22 h 10
    rdi, les documentaires et l'information
    RDI à du budget et RDI doit faire plus que LCN. Une façon de remplir cette mission est de diffuser des documentaires. Il s'en produit d'ailleurs des milliers dans le monde chaque année.

    Cependant, chaque année, le temps alloué aux documentaires diminue chaque année. Si le fait qu'une production soit inédite pour la chaine et que le contenu en soi pertinent, on peut facilement évaluer cette situation. D'une part, il n'en diffuse plus le samedi et le dimanche. L'été, de mai à la fin septembre, et pendant le temps des fêtes, les reprises font généralement la norme. Le vendredi, on joue à canal évasion. Sinon, quand on ne diffuse pas en rafale de vieilles images sur la WWII, on joue la sensibilisation à des grandes tendances du moment (qu'il fait distinguer de la conscientisation ou de l'apprentissage). Avec la montée en importance des émissions de discussion (celle de Mme Dussault), il ne reste approximativement que 2 séances par semaine pour les documentaires.

    Chose certaine, entre 22h59 et 5h30 RDI se transforme en réseau de rediffusion continue. Il suffit de suivre les fils de nouvelles des journaux ailleurs dans le monde pour constater que l'actualité ne dort jamais, même la nuit. Comme les journalistes de garde ne présentent pratiquement jamais rien de neuf la nuit, leurs chefs de ligne éditoriale devant dormir, un perroquet serait tout aussi professionnel. Pourquoi ne pas utiliser ce temps perdu pour passer des documentaires. Ils ne coûtent pas cher. Un faible audimat est mieux que rien pour un documentaire.

    Il n'y a pas seulement le générique d'ouverture qui a changé dans les dernières années pour les Grands Reportages, ils sont aussi devenus un produit générique, une sorte de resto d'autoroute dont la présence réduite suffit à peine à donner bonne conscience. On devrait s'attendre à plus d'un diffuseur national à une ère d'hyperspécialisation des savoirs dans le monde.
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