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Déçu d'être honoré «hors des ondes», Victor-Lévy Beaulieu n'ira pas aux Gémeaux

La Presse canadienne   18 septembre 2011 10h40  Télévision
Victor Lévy-Beaulieu
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
Victor Lévy-Beaulieu
Trois-Pistoles — Victor-Lévy Beaulieu sera honoré, dimanche, du Grand Prix de l'Académie du cinéma et de la télévision pour son oeuvre prolifique dont les récits ont été largement diffusés sur les ondes. Ironiquement, c'est hors des ondes que le prix sera remis cette année, ce que déplore l'écrivain au point de choisir de ne pas se présenter au gala des prix Gémeaux pour recevoir son prix en personne.

L'auteur estime qu'au moment où le français recule au Québec, mieux vaudrait ne pas laisser ceux qui contribuent à nourrir la culture dans l'ombre. Le choix d'octroyer le prix loin des projecteurs, soit dimanche après-midi lors de l'avant-première qui ne sera diffusée que sur le Web, irrite Victor-Lévy Beaulieu qui y voit aussi un certain mépris du public.
 
Un symptôme

Bien qu'il admette, dans une lettre adressée aux médias, «être atteint dans son orgueil», l'écrivain interprète la décision de remettre le prix hors des ondes comme un symptôme qui illustre combien la littérature se marginalise au sein d'une culture qui se veut de plus en plus populiste.
 
«C'est une symbolique qui rejoint ce que l'on voit de plus en plus à la télévision, soit l'importance de moins en moins grande que l'on accorde aux écrivains, à moins qu'ils soient très populistes», a affirmé l'écrivain lors d'une entrevue accordée à La Presse Canadienne, samedi soir.
 
Victor-Lévy Beaulieu se dit inquiet, affirmant que lorsque l'on met l'écrivain sur la «voie de garage», la société et les médias ne contribuent pas à transmettre le plaisir de lire et la richesse de la culture. Il juge que ce faisant, cela revient à dire que les écrivains deviennent de plus en plus marginaux dans l'industrie culturelle.
 
«[...] ce mouvement est commencé et j'ai l'impression qu'il ne s'arrêtera plus maintenant, craint-il. On évacue l'écrivain de tous les lieux d'accueil où il pourrait être important, comme si on ne voulait plus le voir, comme s'il n'était qu'un petit rouage dans la machine, et sans croire que s'il n'y a pas d'écrivain, s'il n'y a pas de texte, il n'y a rien», fait aussi remarquer l'auteur de téléromans à succès tels l'Héritage, Montréal P.Q. et Bouscotte.
 
Heureux malgré tout

L'auteur est d'autant plus choqué de cette décision que durant 25 ans, il dit avoir écrit pas moins de 35 000 pages, représentant 450 heures de diffusion, pour le petit écran de la Société Radio-Canada, qui diffusera le volet principal du gala des Gémeaux, dimanche soir. Des téléromans qui ont été suivis par des millions de téléspectateurs, note-t-il.
 
Malgré tout, il se dit heureux que l'on ait pensé à lui pour le Grand Prix de l'Académie du cinéma et de la télévision, et il a tenu à remercier, dans sa lettre, les comédiens, les réalisateurs et les artisans mais aussi les téléspectateurs.
 
«Cet honneur, pour moi, représente la reconnaissance de l'intelligence du public qui, contrairement à ce que bien des gens croyaient, a suivi mes téléromans de façon passionnée», a-t-il confié à La Presse Canadienne.
 
«Quand je pense que lors de la troisième année de l'Héritage, la moyenne de diffusion a été de 1 953 000 téléspectateurs et que nous avons eu des pointes de 2 500 000 personnes, c'est beaucoup de monde qui a pris intérêt à une émission qui n'était pas facile, qui était dure. Cela me fait dire que, souvent, on méprise le public en ne le pensant pas capable d'absorber des choses beaucoup plus difficiles que ce que l'on voit généralement, et surtout depuis quelques années, à la télévision.»
 
Dans sa missive, par ailleurs, Victor-Lévy Beaulieu a tenu à avoir une pensée pour l'auteur Claude Robinson, qu'il jouxte à sa dénonciation.
 
«Claude Robinson est le symbole même du combat que les écrivains, les scénaristes et les scripteurs doivent désormais livrer pour ne pas disparaître "hors des ondes"», affirme-t-il.
 
«Ce combat, Claude Robinson le mène de façon exemplaire depuis de nombreuses années. Sa carrière et sa vie en ont été ruinées. Il faut avoir beaucoup de courage pour résister ainsi et souvent en dépit du fait que la solidarité se porte manquante au combat. Si j'avais été membre du jury de l'Académie, c'est à lui que j'aurais remis le Grand Prix cette année. Et non pas "hors des ondes", mais sous les projecteurs les plus lumineux qui soient.»
 
Lise Millette et Michel Lamarche, La Presse canadienne
 
 
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  • Wina Forget - Inscrite
    18 septembre 2011 11 h 08
    Irritation partagée
    Je partage tout à fait l'irritation de VLB. Cet auteur prolifique mérite de recevoir son prix sous le feux des projecteurs et non dans l'ombre loin de son public. Voilà le sort que l'on réserve à nos artistes intègres non populiste qui ne marchent pas leurs mots...
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  • Pierre-Paul Roy - Abonné
    18 septembre 2011 11 h 08
    Privés de la pensée
    Nous sommes plusieurs milliers privés d'aliments pour la pensé depuis la disparition de la chaîne culturelle de Radio-Canàada, Comme le souligne Victor-Lévy Beaulieu, notre grand écrivain, le populisme a tout envahi. Nous sommes des milliers qui payons nos impôts. Nous avons droit, à la télé comme à la radio, à des débats entre philosophes, intellectuels, artistes. Des entrevues avec de riches personnalités artistiques. Voilà ce que Beaulieu aurait pu dire haut et fort à la télé aux prix Gémeaux.
    Pierre-Paul Roy, citoyen anorectique culturel
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  • Claudie Steven - Abonnée
    18 septembre 2011 11 h 30
    V. Lévy-Beaulieu a parfaitement raison
    On l'a entendu désigner cette remise de prix hors des ondes d' "insulte à l'intelligence".
    Et, encore une fois, il nous gratifie de son analyse lucide de l'air du temps et du peu d'importance qu'on accorde à l'art et à la littérature de qualité, de leur croissante "marginalisation dans une culture de plus en plus populiste". Il nous fait ouvrir les yeux, et nous arrêter enfin, sur les dessous de certains gestes ou omissions publics, sur l'envers du décor de ce qu'on choisit de montrer et de monter en épingle dans les médias, et sur les implications réelles, non moins lourdes symboliquement, de ces dérives pour l'intelligence humaine et pour la société québécoise.
    Votre indignation nous amène à nous ressaisir. À retrouver peut-être une certaine dignité, à force d'espérer que soient à nouveau portés sur les ondes des textes de haute valeur (certes exigeants, difficiles et critiques) tels que les vôtres.
    Merci. Nous sommes très nombreux à reconnaître la portée de votre oeuvre.
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  • L. Cimon - Inscrit
    18 septembre 2011 11 h 40
    Rare cohérence
    Si l'oeuvre de VLB pouvait servir à promouvoir le multiculturalisme, on lui aurait fait une place d'honneur en soirée; mais, voilà: il parle d'identité et des racines de son peuple; il ne cherche pas à distraire, il veut conscientiser. Si on avait pu être sûr, à Radio-Canada que l'on pourrait formater son discours pour qu'il «fit» dans l'ensemble, on lui aurait donné un micro en or; mais, voilà: VLB est un libre penseur au discours imprévisible, indépendant. Alors, on lui réserve une place derrière le rideau.
    Belle leçon à tous les gnagnas qui veulent parvenir.
    Merci Monsieur Victor-Lévy Beaulieu pour cette leçon de courage.
    Lucien Cimon
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  • Paul Dawson - Inscrit
    18 septembre 2011 11 h 50
    STRAPONTIN POUR L'ÉCRIVAIN

    Hors des ondes? On vous lance, donc, M. Lévy-Beaulieu, une invitation à ne pas y être. Difficile, en effet, de refuser une telle invitation.

    Contrairement à vous, j'aime plus la télévision qu'avant depuis que je me suis départi de mon téléviseur il y a une bonne quinzaine d'années.

    Tout de même l'image de la societé, la télévision; de plus en plus hostile et vulgaire, commerçante avant tout et à tout prix.

    Ce qui ne me privera pas de me procurer votre dernier livre, Antiterre, et de vous remercier des beaux moments de lecture que vous m'avez offert.
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  • michel lebel - Inscrit
    18 septembre 2011 11 h 55
    Humilité, connais pas!
    Oh!! Que je suis triste pour lui! Un peu d'humilité, M.VLB! Enfin Trois-Pistoles et le beau grand fleuve devant, c'est plus simpa et beau que Morial et son petit fleuve!


    Michel Lebel
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  • Lesfaits - Inscrit
    18 septembre 2011 11 h 58
    Bravo Victor
    Il est réconfortant de voir qu'il se trouve encore des gens qui ont des principes et qui en vivent.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    18 septembre 2011 11 h 59
    Le Kodak pour tous
    Révolutionnaire hier, aujourd'hui et demain, jusqu'à la mort et plus encore. Une première nature. Grand écrivain et grand contestataire mais perd toutes ses élections.
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  • Louis-Marie Papineau-Leroy - Inscrit
    18 septembre 2011 12 h 07
    En littérature comme en musique
    On a fait le même coup aux compositeurs québécois joués lors de l'inauguration de la nouvelle Maison symphonique. Non seulement on a privé le public d'entendre les chants de sa propre terre mais en plus on a fardé la musique de Beethoven d'acrobaties, de machines à fumée en y surimposant des textes. Radio-Canada n'a plus de repère sinon celui sa perdition. C'est une honte !
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  • camelot - Inscrit
    18 septembre 2011 12 h 27
    Il a raison
    On méprise les vrais créateurs et on encence l'artifice et l'imposture. Pour la première fois hier soir j'ai vu "Outnumbered", télésérie britannique qui a débutée en 2007. Elle met en scène des parents et leurs trois enfants. La situation, les dialogues, les personnages frappent par leur ressemblance avec la série "Les Parents", parue en 2008. Or, aucune mention de la série originale au générique de "Les Parents". C'est du vol.
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  • Carole Dore - Inscrit
    18 septembre 2011 12 h 31
    Cachez cet écrivain que je ne saurais voir!
    Non mais, c'est quoi le problème au Québec??
    Le Grand prix de l'Académie du cinéma et de la télévision..je dis bien le "Grand prix"... (ça fait au moins trois fois que je relis le premier paragraphe de l'article tellement ça me semble inconcevable) remis "hors d'ondes" à Victor-Lévy Beaulieu!!! Lui qui a écrit des milliers de textes pour la télévision!!
    On reconnaît le travail d'écriture...mais pas dans le show et comme c'est le show qui compte...le glamour...on s'étonne ensuite du décrochage scolaire, de la dévalorisation de l'éducation, du manque de culture générale, etc. Mais le show ça c'est important! Les lofteurs, occupationnés doubles ou triples et autres brillants participants des télé-réalités de tout acabit vont vous le dire! Et encore plus les producteurs et "concepteurs" éclairés de ces émissions...

    Merci l'Académie d'ajouter votre pierre à l'édifice de l'analphabétisme au Québec!
    Une télévision qui se tourne de plus en plus vers elle-même, qui s'autocongratule, où l'on voit des comédiens qui vont faire la cuisine chez d'autres comédiens, où les animateurs s'invite l'un, l'autre dans leur show respectif où, qui quand elle sort du monde des vedettes..., nous montre monsieur et madame tout le monde qui rénovent, cuisinent, se chicanent, maigrissent, se marient, devant nous au petit écran....votre décision, de féliciter dans l'ombre un auteur, un écrivain, certainement un des plus grand du Québec, est tout à fait logique avec ce qu'est devenue une certaine télé...
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  • northernbud - Inscrit
    18 septembre 2011 12 h 39
    Un autre Ego qui ne passe plus dans la porte
    Après la réaction grossièrement exagérée du Père Languirand, un autre qui déchire sa toge sur la place publique.
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  • Danielle Bourdages - Inscrite
    18 septembre 2011 13 h 29
    L'Âge de la Médi"a"crité pour la SRC ?
    Radio-Canada a maintenant au cœur de ses choix ce qui est glamour et ce qui ne l'est pas, y a pas à dire, on progresse ! C'est d'un très grand mépris, qui déshonore la SRC, que de décerner hors d'ondes le Grand Prix de l'Académie du cinéma et de la télévision pour son ŒUVRE ! C'est le travail de toute une vie, c'est scandaleux de pratiquer une telle réduction et que ce soit notre société d'État qui le fasse !
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  • France Marcotte - Abonnée
    18 septembre 2011 14 h 02
    La grève des écrivains
    "C'est une symbolique qui rejoint ce que l'on voit de plus en plus à la télévision, soit l'importance de moins en moins grande que l'on accorde aux écrivains, à moins qu'ils soient très populistes", dit VLB.
    Et qu'est-ce qu'un écrivain populiste? Celui qui plaît au peuple ou celui qui s'en inspire? Cet aspect n'est pas clair.
    Mais VLB dit que ce faisant on méprise le public en ne le croyant pas capable d'absorber des oeuvres plus difficiles alors que c'est faux. Donc écrivains populistes mais dans le but de rabaisser le peuple lui-même?

    Puis il dit: "On évacue l'écrivain de tous les lieux d'accueil où il pourrait être important, comme si on ne voulait plus le voir, comme s'il n'était qu'un petit rouage dans la machine, et sans croire que s'il n'y a pas d'écrivain, s'il n'y a pas de texte, il n'y a rien"
    Et il termine, en donnant l'exemple du courage de C.Robinson, que la solidarité entre auteurs n'est pas très présente au combat.

    "...s'il n'y a pas d'écrivain, s'il n'y a pas de texte, il n'y a rien."

    Suggestion: que tous les auteurs cessent de fournir des textes à la télé pour une période X. Cela n'aura pas besoin de durer très longtemps. Le public, pour la durée de la grève, se fera un honneur d'appuyer concrètement les auteurs.
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  • Matulu Tremblay - Abonné
    18 septembre 2011 14 h 41
    Bravo Monsieur VLB!
    Je suis d'accord avec la majorité des commentaires. Je ne saurais exprimer mieux.

    Bravo Monsieur Trois-Pistoles!
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  • Vincent Bussière - Abonné
    18 septembre 2011 16 h 36
    Moi aussi!
    Quand c'est pas glamour on veux pas le montrer, pourtant y pas que les vedettes et si elles le sont c'est bien à cause de l'auteur!
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  • ysengrimus - Inscrit
    18 septembre 2011 18 h 27
    Bravo Montréal PQ
    Personnellement, je trouve que Montréal PQ est le moment télévisuel magistral de VLB. Il faut oublier qu’on veut chiquer du VLB et s’abandonner dans cette oeuvre extraordinaire qui, en plus, dirigée superbement, nous pousse un casting bien connu (Monique Miller, Claude Blanchard, Jean-Louis Millette, Gilles Renaud, Jacques Godin etc) vers de remarquable sommets. Pur et brillant.
    Paul Laurendeau
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  • RobertB - Inscrit
    18 septembre 2011 18 h 43
    VLB n'est pas sexy!
    VLB est un icône du Qc et du Canada! Il est vieux et porte la barbe en broussaille. Pr les médias visuels, ce n'est pas assez sexualisé ou comique.
    Au Qc, tu es sexe, tu es comique (ou pense l'être) ou membre de la famille Cloutier ou autres puissants de la télé.
    On ne veut pas d'un vieil intello! On le célèbre paqu'il faut bien pr bien paraître.
    VLB, tu n'a pas besoin de ça pr moi! Je te célèbre à chaque lecture!
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    18 septembre 2011 18 h 50
    Déception
    N’en déplaise à l’humble M Lebel, heureusement qu’il y a des gens qui ont une épine dorsale et qui gardent la tête droite comme MM Languirand et Lévy-Beaulieu. Il est normal de se respecter soi-même qund on n’est pas respecté.

    Bien sûr, cela ne plait pas à ceux qui ont les genoux usés et la tête courbée devant tout ce qui est du ressort (ou de l’empiètement) du fédéral.

    On dirait que Radio-Crétina n’en manque aucune pour crétiniser les Québécois. Où sont les Beaux dimanches d’autrefois? Où sont les grands concerts qu’on pouvait écouter et regarder?
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  • f.georges - Inscrit
    18 septembre 2011 19 h 13
    Bravo! À
    Victor Lévy-Beaulieu et félicitation pour ce Grand Prix, Ô combien mérité.Merci pour ces merveilleux moments vécus grâce à votre immense imagination et votre fabuleux talent .Votre dignité vous honore et R.Can.nous déshonore en insutant de la sorte un parmis les plus grands, un trésor national vivant!!
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  • Antoine Malette - Inscrit
    18 septembre 2011 20 h 08
    Pas une question d'humilité, mais bien de respect.
    Ils me font rire tous ces commentaires qui s'en prennent à VLB pour l'accuser d'avoir "la grosse tête". Non mais ! C'est une question de respect bien plus que de tête enflée que voilà. Pas un seul des comédiens qui sera encensé en onde ne vaudra autant dans la balance du talent que l'œuvre de VLB.

    Ceux qui crient à l'outrage parce qu'un auteur exige le respect qu'on lui doit auraient fort intérêt à réviser leur concept de culture.
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  • Jean Martinez - Inscrit
    18 septembre 2011 20 h 35
    Honte à l'hypocrisie radio-canadienne
    C'est épouvantablement mesquin. Imagine-t-on un seul instant la France, l'Italie ou la Grande-Bretagne traiter ses auteurs de manière aussi cavalière? VLB est un très grand écrivain et un très grand Québécois. Alors pourquoi n'est-il pas digne des plus grands honneurs, à la télévision, devant ses compatriotes, alors que la télé d'aujourd'hui nous montre les pires insanités?

    Simplement parce qu'il est un nationaliste québécois qui n'a pas la langue dans sa poche. Il est, comme d'autres Québécois talentueux, victime de discrimination politique. C'est la conséquence directe de l'appartenance à un pays qui n'est pas le nôtre.
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  • Guy O'Bomsawin - Abonné
    18 septembre 2011 22 h 25
    Le jupon dépasse
    Depuis 1995, les fédéralistes tirent à vue sur tout ce qui nous distingue, Québécois, sur tout ce qui risque d'entretenir notre fierté, voire d'accroître notre légitime volonté de ravoir notre propre pays.

    Offrir à Victor une tribune de tout premier plan aurait été vu par eux comme un risque qu'il ne fallait surtout pas courir, la vraie démocratie et la liberté de parole ne faisant pas partie de leurs valeurs lorsque le discours diffère du leur.

    L'écarter est une preuve de plus que les affairistes qui mangent à tous les râteliers ne ratent aucune occasion de museler le peuple et son élite, et ils le feront sans discernement tant leur cupidité est sans limites, comme le démontre l'actualité.

    Qui joue avec le feu finit par se brûler.
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  • zorro1947 - Inscrit
    18 septembre 2011 22 h 27
    se dire soi-même qu'on est bien intéressant...
    RC est devenu selon les soirs et la bataille des cotes d'écoutes ce qu'il n'a jamais voulu être : pas de sang, pas de sexe, pas de sensationalisme. Et pour ses galas autosatisfaisants, les (trop) jolies têtes (trop) bouclées à la Farah Fawcett ne peuvent coller avec une tête principalemet cérébrale et surtout confrontante. Les galas? Du plastique (dehors et dedans!), des paillettes, des réparties vides écrites auparavant par d'autres, des congratulations réciproques et complaisantes... Bref, vive la télé fermée. VLB pour toujours!
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  • Geoffroi - Abonné
    19 septembre 2011 18 h 26
    Radio Cadna: 75 ans. c'est le temps d'avancez en arrière
    Je tiens à féliciter M. Lafrance et Mme St-Pierre pour leur collaboration à nulle autre pareille pour avoir subventionner la censure immédiate du nouveau téléroman de VLB, malheureusement non produit ni réalisé par Gesca, intitulé: Québec PQ, c'est Yamaska pas Ottawa.
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  • morphy75 - Inscrit
    20 septembre 2011 10 h 18
    Mépris envers nos artisans de la littérature..! Victo-Lévy a raison...!
    CE que je constate depuis un certains temps,c'est le mépris envers nos artisan de la télé et de la radio surtout de la part d'une radio-d'état comme Radio-Canada qui se permet de tasser cavalierement Jacques Languirant qui avait un auditoire tres fidèle du dimanche pendant plus de 40 ans et voila que l'on refait le meme coup à Victor-Lévy Beaulieu en le tassant dans les coulisse hors d'ondes. FRanchement ,je trouve en meme temps que c'est un mépris envers le public aussi car bon an mal an ,VLB a donnnéplus a Radio Canada que ce que cette radio d'état lui en as consacré.! IL as raison VLB de s'Insurger de la sorte a mon avis et je le serait tout autant..! Bravo Victor tu te tient debout..! Au moins tu es réveillé..!
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  • Pascal Laflamme - Inscrit
    23 septembre 2011 12 h 45
    Tous avec VLB!
    Je trouve aberrant, il n'y a pas d'autres mots le traitement réservé à monsieur Lévy Beaulieu par la télévision d'état. Non loin d'une forme de censure, carrément puisque VLB n'a jamais eu langue de bois, et ils ont eu peur. Peur de quoi au juste ? D'y entendre des mots qui ne passeraient pas auprès de la masse ? Mais n'est-ce pas là le reflet, le miroir de l'importance qu'accorde une majorité de la population à l'art et la culture au Québec ? C'est vraiment triste et c'est un manque de respect flagrant. Symbole du temps ? Le fast-food s'est déplacé en fast-TV qu'on ingurgite sans trop se poser de questions et ce pour toutes sortes de raisons (pas le temps, fatigué, c'est trop long, je veux juste rire, je comprends pas, c'est pas le 'fun', c'est pas américain, ce n'est pas un spectacle d'humoriste, etc, etc). Y'en a marre du mépris des intellectuels au Québec et il serait temps d'accorder plus d'importance à des gens comme VLB qui par ses créations, nous sert des plats de gourmet télévisuels, versus les TV diners américains. Respectons nos créateurs!
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  • Gravel Alain - Inscrit
    29 septembre 2011 12 h 03
    Les ondes ratées de la culture
    Monsieur Beaulieu a tout à fait raison de ne pas accepter de se rendre au gala des prix Gémeaux pour recevoir le Grand Prix de l'Académie du cinéma et de la télévision pour son oeuvre prolifique... c'est hors des ondes que le prix sera remis puisque RC ne diffusera que le volet principal du gala des Gémeaux, le dimanche soir.

    Est-ce que la culture telle que perçue par Monsieur Beaulieu est pour autant mis au ban par les décideurs ? Il y a certainement une autre culture plus importante à faire valoir sur les ondes pour que le gala des prix Gémeaux ne fasse pas une place importante à cette dimension culturelle dont Monsieur Beaulieu est un important passeur. Il y a des affaires plus urgentes à conjuguer au présent que de mettre en valeur les richesses du passé, doit-on se dire. À vouloir plaire à tout le monde, j'imagine bien le populisme réducteur de nos décideurs. Ces gens ne sont pas là pour faire de ce gala une valorisation du passé, mais plutôt de l'orgueil applaudi du présent.

    Alain Gravel
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