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Jours d'abondance - La télévision est plus qu'une simple affaire de programmation

20 août 2011 | Normand Thériault | Télévision
Photo : Newscom
La révolution télévisuelle est à nos portes. Déjà, au début de septembre, on mettra à mort les célèbres «oreilles de lapin», passage au numérique oblige. Et ce n'est pas fini: dans un avenir plus que prévisible, Internet, télévision et autres plateformes ne feront plus qu'un. Mais, avant tout cela, toutefois, pour qui aime l'image et le son, qu'il sache qu'un automne de programmations multiples l'attend, où nouvelles émissions et rendez-vous connus se conjuguent.

Si c'était lundi, c'était Les Belles Histoires..., le mardi, Le Survenant, et le mercredi, Les Plouffe. Et en après-midi, comme en cocktail d'ouverture, Réal Giguère attendait en rendez-vous ces dames pour son bingo, sauce Dominion, cette fois au «canal 10», avant ce passage en soirée à la 2 (au fait, qui se souvient que la station montréalaise de la Société Radio-Canada avait pour indicatif d'identité CBFT?).

C'était avant, quand tout était simple, où on «s'abonnait», en télévision s'entend, à la 2 ou à la 10, et qu'il n'y avait pas encore de magnétoscope et encore moins d'Internet, et que si un Steve Jobs dérangeait, ce n'était que ses camarades de l'école primaire. Et pour qui faisait de la «TV», il suffisait de s'entendre avec des commanditaires pour savoir quoi opposer à l'apparemment éternelle Soirée du hockey.

Mais cela n'est plus et l'avenir apparaît encore plus complexe. Comme si cela était possible.

Des millions de pixels!

Demain? Parlons image: «Lorsqu'on parle de haute définition aujourd'hui, on parle généralement d'une résolution de 1960 pixels sur 1080 pixels. Mais on parle déjà d'une résolution de 3920 x 2160 — soit quatre fois plus de pixels — qui s'imposera d'ici deux, trois ou quatre ans. Autrement dit, les technologies d'aujourd'hui seront vite dépassées.»

Selon ce vulgarisateur, Pascal Forget, que certains habitués fréquentent à Canal Z ou Télé-Québec, il faut donc même s'attendre à ce que la boîte à images ne soit plus bientôt cet objet connu: si on sait que les écrans sont déjà plats, il faut prévoir que tantôt ils seront uniques, ayant à la fois fonction de téléviseur, de téléphone, d'ordinateur, de console et de centre de gestion informatique en tout genre. Avec pour résultat, donc, que qui sonnera à la porte verra sa face apparaître au moment où le jeune Leblanc du Tricolore conclura enfin son premier «tour du chapeau» ou qu'une autre Marina Orsini retrouvera, ô espoir réalisé!, le futur Roy Dupuis.

Zappeurs et diffuseurs

Et dire que ce n'est déjà pas simple de savoir comment «construire» une soirée télévisuelle. L'offre est grande et la concurrence, vive. Combien d'entre nous sont ainsi devenus d'éternels zappeurs, ne demandant qu'à se laisser séduire par une image, un propos qui fait espérer plus que l'émission déjà choisie, abandonnée toutefois au moment du «commercial».

Du côté des programmateurs, la tâche n'est pas moins aisée. Il y a bien sûr les chaînes, dont certaines peuvent encore compter sur une clientèle d'habitués, faite de ceux et celles qui sont toujours fidèles à leurs «programmes». Mais, pour le reste, les jeunes générations surtout, la télévision est une possibilité où la publicité et le bouche-à-oreille expliqueront que souvent on fermera la boîte à courriels pour préférer alors s'asseoir devant un écran, quitte à écouter en différé une émission que d'autres auront vue au moment de son passage premier en ondes.

Programmer

Cela est ainsi en nos temps modernes. S'il y avait eu révolution quand, 75 ans passés, Radio-Canada entrait en ondes, rejoignant une CKAC privée, nul ne pouvait prévoir que la société d'État aujourd'hui diffuserait sa programmation sur 28 plateformes différentes! Auparavant, on pensait à la programmation, aujourd'hui, on planifie une diffusion: il faut donc accorder autant d'importance au bidule qui reçoit qu'à l'émission qu'on envoie.

Plus de pixels, plus de chaînes, plus d'outils, et voilà, à peine la haute définition mise en place, que déjà certains ne jurent que par le 3D, en ces jours où un studio de cinéma annonce vouloir offrir des films olfactifs dont les odeurs se mélangeront dans un futur proche à celle du pop-corn qui traîne déjà dans les salles!

Devant une telle abondance, comme s'il y avait trop de décisions à prendre, pourquoi alors, pour se détendre, ne pas s'offrir, quand c'est encore possible, une bonne vieille soirée télé, avec émissions à la suite?

Sur laquelle chaîne alors allez-vous vous brancher?
 
 
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